Nigeria : Deux attaques djihadistes font onze morts parmi les membres des forces de sécurité

BOKO HARAM Depuis le début du mois de décembre, plusieurs attaques ont déjà eu lieu dans le nord-est du pays

20 Minutes avec agences

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Photo prise en 2013 d'un soldat nigérian. Nigeria
Photo prise en 2013 d'un soldat nigérian. Nigeria — Sunday Alamba/AP/SIPA

Onze membres des forces de sécurité, dont quatre soldats, ont été tués mardi dans deux attaques attribuées au groupe djihadiste Boko Haram, dans le nord-est du Nigeria. Un convoi de chasseurs locaux recrutés par l’armée dans la lutte contre les djihadistes a explosé sur une mine dans le village de Kayamla, situé à 10 kilomètres de Maiduguri, capitale de l’Etat du Borno, épicentre de l’insurrection djihadiste dans le nord-est.

« Sept chasseurs sont morts dans l’explosion et neuf autres ont été gravement blessés », a indiqué le responsable d’une milice pro-gouvernementale anti-jihadiste, Babakura Kolo. « Leur véhicule a explosé sur une mine alors qu’ils pourchassaient des éléments de Boko Haram » qui avaient volé un troupeau de bœufs, a-t-il ajouté. Le bilan de l’attaque a été confirmé par un autre milicien d’un groupe d’auto-défense, Umar Ari.

Une recrudescence des attaques

Ces deux dernières années, les autorités ont recruté des chasseurs locaux pour assister l’armée dans sa lutte contre Boko Haram et sa faction rivale, le groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap) dans le nord-est du Nigeria. Ce lundi, quatre soldats nigérians ont également été tués lors d’une explosion provoquée par le passage de leur véhicule sur une mine proche du village de Logomani, proche de la frontière camerounaise.

On assiste à une forte recrudescence des attaques depuis le début du mois de décembre dans le nord-est du Nigeria. Pendant le week-end de Noël, des dizaines de coupeurs de bois ont été enlevés près de Gamboru, onze personnes ont été tuées près de Chibok et un pasteur a été enlevé alors qu’il préparait les célébrations.

Boko Haram et le groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest, tous deux très actifs dans la région du lac Tchad, ont fait au moins 36.000 morts depuis le début de l’insurrection, en 2009. Deux millions de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer à cause des violences.