Les dirigeants de l’Union européenne ont signé l’accord post-Brexit

GOODBYE Le même document doit maintenant être signé par Boris Johnson à Londres

20 Minutes avec AFP

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La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, Charles Michel.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, Charles Michel. — JOHANNA GERON / POOL / AFP

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et son homologue du Conseil, Charles Michel, ont signé ce mercredi l’accord commercial post-Brexit conclu avec Londres pour encadrer la rupture historique, qui doit entrer en vigueur jeudi à 23 h.

Devant des drapeaux européens, les deux dirigeants, souriants, ont signé ces textes devant les caméras et les photographes. Les documents devaient ensuite être acheminés par un avion de la Royal Air Force à Londres pour être également paraphés par le Premier ministre britannique Boris Johnson.

1.246 pages d’accord

« L’accord que nous avons signé aujourd’hui est le résultat de mois d’intenses négociations dans lesquelles l’Union européenne a montré une unité sans précédent », a commenté Charles Michel dans un communiqué. « C’est un accord juste et équilibré qui protège totalement les intérêts fondamentaux de l’Union européenne », a-t-il dit.

Le texte de 1.246 pages, conclu la veille de Noël pour éviter le chaos d’un « no deal », doit également être débattu par les parlementaires britanniques. Son adoption ne fait guère de doute vu la majorité dont dispose le gouvernement du dirigeant conservateur à la Chambre des communes. Après 47 ans d’intégration européenne et quatre ans et demi de déchirements suivant le référendum du Brexit, le Royaume-Uni, sorti formellement de l’UE le 31 janvier dernier, cessera alors d’appliquer les règles européennes. Il quittera le marché unique européen, l’union douanière et le programme d’échanges d’étudiants Erasmus.

« Le meilleur ami et allié possibles de l’UE »

Le projet de loi présenté aux députés « montre que le Royaume-Uni peut être à la fois européen et souverain », a déclaré Boris Johnson dans un communiqué. « Nous allons ouvrir un nouveau chapitre de notre récit national, concluant des accords commerciaux partout dans le monde (…) et réaffirmant le Royaume-Uni comme une force pour le bien, libérale et tournée vers l’extérieur », a-t-il ajouté. Il a promis que le pays deviendrait « le meilleur ami et allié possibles de l’UE », après en avoir été un « membre peu convaincu, parfois obstructif ».

Les députés ont dû interrompre leurs vacances pour siéger à partir de 9h30. Le texte ne devrait être débattu que quelques heures avant un vote en début d’après-midi. Ce sera ensuite au tour des Lords, à la chambre haute, de se prononcer. Le gouvernement conservateur dispose d’une large majorité et Keir Starmer, le chef de l’opposition travailliste, a appelé ses troupes à approuver l’accord, malgré le rejet d’une partie du Labour, craignant ses répercussions économiques et sociales.

S’opposeront au texte le petit parti unioniste nord-irlandais DUP, favorable au Brexit mais opposé aux contrôles douaniers entre la province britannique et le reste du Royaume-Uni, ainsi que les europhiles du parti libéral démocrate et de la formation indépendantiste écossaise SNP. Côté européen, les 27 ont donné leur feu vert à une application provisoire de l’accord, en attendant son approbation par les eurodéputés au premier trimestre 2021, nécessaire à sa ratification.