Mali : Trois soldats français ont été tués en opération ce lundi

ARMEE Quarante-sept soldats français sont morts depuis le début de l'opération Serval en 2013

J.-L.D. avec AFP

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Trois soldats français sont morts au Mali ce lundi
Trois soldats français sont morts au Mali ce lundi — Mathieu Pattier/SIPA

Trois soldats français ont été tués en opération au Mali ce lundi, dans la région de Hombori (centre du pays), où la force antiterroriste française Barkhane concentre ses efforts depuis janvier. « Leur véhicule blindé a été atteint par un engin explosif improvisé alors qu’ils participaient à une opération dans la région de Hombori », a annoncé l'Elysée dans un communiqué.

Le brigadier-chef Tanerii Mauri et les chasseurs de 1ère classe Quentin Pauchet et Dorian Issakhanian, qui appartenaient au 1er régiment de chasseurs de Thierville-sur-Meuse (Meuse), effectuaient une mission d’escorte entre Hombori et Gossi, dans une zone frontalière du Niger et du Burkina Faso.

Emmanuel Macron a « salué la mémoire » des trois militaires

Les trois soldats n’ont pu être ranimés malgré « l’intervention immédiate de l’équipe médicale présente dans le convoi et les soins prodigués », a déploré l’état-major des armées dans un communiqué. « Des moyens d’observation et de protection aérienne ainsi qu’une force rapide de réaction au sol ont aussitôt été déployés afin de garantir la protection des éléments », a-t-il ajouté.

Le président Emmanuel Macron a fait part de sa « très grande émotion » et « salué la mémoire » des trois militaires, « morts pour la France dans l’accomplissement de leur mission ». Il a aussi rappelé la « détermination de la France à poursuivre la lutte contre le terrorisme », notamment dans cette région où sévit l’Etat islamique au Grand Sahel (EIGS), décrété ennemi numéro un lors du sommet de Pau (sud-ouest de la France) en janvier 2020.

« Ils sont morts dans l’accomplissement de leur devoir »

Le général Lecointre, tout comme la ministre des Armées Florence Parly, se sont inclinés devant la mémoire des trois soldats et ont présenté leurs condoléances à « leurs familles, leurs proches et leurs frères d’armes ». « Ils sont morts dans l’accomplissement de leur devoir, alors qu’ils étaient engagés dans une zone où des groupes terroristes attaquent les populations civiles et menacent la stabilité régionale, tout comme notre propre sécurité », a relevé Florence Parly.

Les décès de ces trois soldats appartenant au 1er régiment de chasseurs de Thierville-sur-Meuse (Meuse) portent à 47 le nombre de soldats français tués dans l’opération Serval. Le bilan s’établit à 48 si on y ajoute un soldat mort au Tchad en 2013 dans le cadre de l’opération Epervier. Les opérations « Serval » (lancée en 2013) et « Barkhane » (depuis août 2014) comptent quelque 5.000 militaires français, déployé au Sahel, zone de guerre et de tensions.