Brexit : Le service de santé britannique demande un délai supplémentaire

CALENDRIER La NHS Confederation demande à Boris Johnson une extension d’un mois de la période transitoire afin d’uniquement « se concentrer sur la lutte contre la pandémie »

20 Minutes avec AFP

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Une Manifestation contre le Brexit, à Londres le 16 décembre 2020.
Une Manifestation contre le Brexit, à Londres le 16 décembre 2020. — Amer Ghazzal//SIPA

La poussée d’une nouvelle souche du coronavirus outre-Manche va-t-elle avoir raison du calendrier du Brexit ? La fédération représentant le service public de santé britannique a en effet appelé mercredi le Premier ministre Boris Johnson à prolonger la période de transition post-Brexit.

La NHS Confederation estime que les services sanitaires pourraient sortir de « la zone de danger immédiate » si Boris Johnson obtenait auprès de Bruxelles une extension d’un mois de la période transitoire qui s’achève le 31 décembre, dans une lettre adressée au dirigeant conservateur. Une extension de cette période, durant laquelle les règles européennes continuent de s’appliquer, « permettra au NHS de continuer à se concentrer sur la lutte contre la pandémie sans avoir à affronter les changements perturbateurs engendrés par une absence d’accord », souligne la fédération.

Un bilan sanitaire très lourd

« Le 1er janvier, le NHS sera en train de relever l’un des plus grands défis de son histoire durant ce qui est traditionnellement sa période la plus chargée de l’année », indique-t-elle, soulignant que près de 19.000 patients atteints du Covid-19 étaient actuellement hospitalisés. Le Royaume-Uni, qui a commencé à déployer début décembre un programme massif de vaccination, affiche l’un des bilans les plus lourds en Europe, avec plus de 68.000 morts. Il a enregistré mardi 36.804 nouvelles contaminations, un record depuis le début de la pandémie, qui porte le total à plus de 2,1 millions de cas positifs.

A moins de dix jours de l’échéance et de la sortie du Royaume-Uni du marché unique européen, Londres et Bruxelles peinent à s’entendre sur les termes de leur future relation commerciale, faisant ressurgir le spectre d’une absence d’accord et les craintes de graves perturbations dans les approvisionnements du pays. Pour éviter le chaos potentiel d’un « no deal », la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon (indépendantiste) et le maire travailliste de Londres Sadiq Khan avaient déjà appelé cette semaine le gouvernement de Boris Johnson à demander une extension de la période de transition, ce que ce dernier a fermement exclu.