Brexit : Boris Johnson et Ursula von der Leyen se sont de nouveau parlé lundi soir

INDISCRETIONS Alors que les négociations sur l'accord post-Brexit patinent encore, les deux dirigeants doivent également évoquer l'isolement britannique pour cause de coronavirus

20 Minutes avec AFP

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Boris Johnson et Ursula von del Leyen, le 9 décembre 2020.
Boris Johnson et Ursula von del Leyen, le 9 décembre 2020. — AFP

Nouvelle tentative pour trouver une issue au Brexit. Alors que la date fatidique du 31 décembre se rapproche, le Premier ministre britannique  Boris Johnson et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen se sont à nouveau parlé lundi soir alors que les négociations sont toujours bloquées.

La situation de la pandémie a également été évoquée, selon cette source, au moment où le Royaume-Uni doit faire face à la propagation d’une variante du coronavirus, qui a contraint de nombreux pays à suspendre leurs liaisons avec lui. L’Union européenne doit tenter mardi d’harmoniser les mesures mises en place par ses Etats membres pour isoler le Royaume-Uni lors d’une réunion des ambassadeurs des Vingt-Sept mardi après-midi.

Des tests PCR pour les voyageurs ?

L’objectif est d’autoriser les ressortissants des Etats membres se trouvant actuellement au Royaume-Uni, les Britanniques résidant dans des pays de l’UE et les chauffeurs de camions bloqués au Royaume-Uni à revenir dans l’UE à condition d’avoir subi au préalable un test PCR et d’être négatifs, selon un diplomate européen. La Commission devait présenter une recommandation en ce sens et les Etats membres devront se prononcer sur ces « retours ciblés » au cours de la réunion.

Menacé de pénuries, le Royaume-Uni s’efforce ce mardi de trouver une sortie de crise, en particulier avec la France, pour permettre une reprise du trafic transmanche de marchandises.

La pêche, point de blocage

Sur les négociations pour tenter de trouver un accord post-Brexit, le blocage entre les deux camps persiste, notamment sur la question sensible de la pêche, à moins de dix jours de la rupture définitive entre Londres et l’UE.

L’impasse dans les pourparlers, qui fait de nouveau planer le spectre d’un « no deal », doit également être évoquée lors de la réunion des ambassadeurs par le négociateur de l’UE, Michel Barnier, qui se livrera ensuite au même exercice avec les eurodéputés qui suivent ce dossier.

Un éventuel accord doit théoriquement être ratifié par le Parlement européen pour qu’il puisse entrer en vigueur le 1er janvier, mais les eurodéputés considèrent qu’il est désormais trop tard. Boris Johnson a répété lundi soir que les conditions d’un « no deal » « seraient plus que satisfaisantes pour le Royaume-Uni ».