Le président Obama accorde sa première interview télévisée à al-Arabiya

ETATS-UNIS Il a notamment insisté sur le fait que le moment était venu pour les Israéliens et les Palestiniens de revenir à la table des négociations...

Avec agence

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Le président Barack Obama lors d'une interview télévisée à al-Arabiya diffusée le 26 janvier 2009. 
Le président Barack Obama lors d'une interview télévisée à al-Arabiya diffusée le 26 janvier 2009.  — DR

Un signe fort envers le monde arabe? Le président américain Barack Obama a en tout cas accordé sa première interview télévisée depuis son investiture à la chaîne al-Arabiya, au moment où il envoyait son nouvel émissaire pour le Proche-Orient dans la région.

Dans cet entretien diffusé lundi, Barack Obama a assuré qu'il tiendrait ses engagements de campagne vis-à-vis du monde musulman: non seulement d'engager sans attendre l'effort pour faire la paix entre Israéliens et Palestiniens, mais aussi de retirer les troupes américaines d'Irak, de prononcer rapidement un discours à l'adresse des musulmans depuis une grande capitale musulmane, et plus généralement de tendre la «main de l'amitié» au monde musulman et de restaurer la relation qu'ont les Etats-Unis avec lui.

Rupture avec la politique de Bush

Plus spécifiquement sur le Proche-Orient, le président américain a dit dépêcher son émissaire George Mitchell avec pour consigne de «commencer par écouter parce que, trop souvent, les Etats-Unis commencent par dicter les choses. (...) Au bout du compte, ce n'est pas à nous de dire aux Israéliens ou aux Palestiniens ce qui vaut mieux pour eux. Il va falloir qu'ils prennent certaines décisions».

«Le moment est venu de revenir à la table des négociations», a-t-il dit en concédant que «cela va être difficile, cela va prendre du temps», et que quelques mois ne suffiront pas à résoudre le conflit. «Je continuerai à croire que la sécurité d'Israël est prépondérante», a-t-il dit, «mais je crois aussi qu'il existe des Israéliens pour reconnaître l'importance de faire la paix».

En accordant cette interview, Barack Obama marque un peu plus sa rupture avec la politique de son prédécesseur George W. Bush, source de multiples crispations. Et «en envoyant George Mitchell au Proche-Orient, je tiens ma promesse disant que nous n'attendrons pas la fin de ma présidence pour nous occuper de la paix entre Palestiniens et Israéliens, que nous allons commencer dès à présent», a-t-il souligné.