Wikileaks : Donald Trump sur le point de « pardonner » Julian Assange ? Ce n’est pas prouvé

FAKE OFF Le pasteur Mark Burns, fidèle soutien du président américain, a lancé l'affirmation sur Twitter... avant de se rétracter

Mathilde Cousin
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Des soutiens de Julian Assange manifestent devant un tribunal à Londres, le 1er mai 2019.
Des soutiens de Julian Assange manifestent devant un tribunal à Londres, le 1er mai 2019. — Matt Dunham/AP/SIPA
  • Julian Assange, qui risque la prison aux Etats-Unis, bientôt « pardonné » par Donald Trump ? C’est ce qu’a affirmé le pasteur Mark Burns sur Twitter.
  • Celui-ci s’est ensuite rétracté.
  • Les Etats-Unis ont déposé une demande d’extradition du fondateur de Wikileaks, qui est emprisonné en Grande-Bretagne.

Un tweet qui a semé la confusion. Le pasteur Mark Burns, un fidèle soutien de Donald Trump, a avancé lundi sur Twitter que le président américain allait « pardonner » Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, avant de se rétracter.

Moins de deux heures après son premier tweet, le prêtre protestant a demandé de « ne pas tenir compte » de son précédent message. « Source erronée », a-t-il avancé.

Mardi, son tweet trompeur était toujours en ligne et avait une audience beaucoup plus importante que son tweet de rectification.

Entre-temps, son affirmation a été reprise par plusieurs comptes Twitter à forte audience. « J’espère fortement que ce soit vrai », a écrit Edouard Snowden, le lanceur d’alerte qui a révélé les écoutes de masse de la NSA, avant d’effacer son tweet. « L’accusation contre Assange est basée sur une théorie juridique qui criminaliserait le travail de tout journaliste, tant dans ce pays [les Etats-Unis] qu’à l’étranger », avait-il ajouté.

Donald Trump, de son côté, n’a pas réagi. En février, la Maison Blanche avait démenti que le président avait offert sa grâce à Julian Assange si celui-ci dédouanait la Russie dans l’affaire des fuites du parti démocrate, en 2016.

Assange risque l’extradition vers les Etats-Unis

Julian Assange est actuellement emprisonné dans une prison de haute sécurité dans le sud de Londres, en attente d’un jugement pour une extradition vers les Etats-Unis. Le jugement doit être rendu en première instance le 4 janvier. Les autorités américaines reprochent au fondateur de Wikileaks d’avoir violé l'« Espionnage Act ». Elles l’accusent d’avoir mis en danger des vies par la publication, en 2010, de centaines de milliers de documents diplomatiques et de documents confidentiels.

Julian Assange et Wikileaks entretiennent des rapports conflictuels avec Donald Trump. L’organisation s’était d’abord opposée à l’homme d’affaires, avant de le soutenir en 2016.