Présidentielle américaine : Après Rudy Giuliani, une autre avocate de Donald Trump positive au Covid-19

PANDEMIE Jenna Ellis, qui défend la campagne du président américain devant les tribunaux, a participé à une fête de Noël à la Maison Blanche, vendredi

P.B.

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Jenna Ellis, avocate de Donald Trump, le 19 novembre 2020.
Jenna Ellis, avocate de Donald Trump, le 19 novembre 2020. — Tom Williams/CQ-Roll Call/Sipa U/SIPA

Se dirige-t-on vers un troisième cluster à la Maison Blanche ? Après celui du Rose Garden pour la juge Amy Coney Barrett fin octobre, puis de la soirée électorale le 3 novembre, une fête de Noël, vendredi dernier, pourrait devenir un « superspreader event ». Selon Axios et ABC News, l’avocate de Donald Trump Jenna Ellis a été testée positive au Covid, et elle a participé à la Christmas party sans porter de masque. Dimanche, c’est l’avocat de Donald Trump Rudy Giuliani qui avait révélé être positif.

Selon les médias américains, Rudy Giuliani et Jenna Ellis ont participé à une réunion jeudi dernier. Puis Jenna Ellis s’est rendue à la fête de Noël de la Maison Blanche. L’ancien maire de New York s’est senti mal ce week-end, puis a été testé positif. Selon ABC, de nombreux employés de la Maison Blanche sont inquiets car ils sont venus avec leur famille, vendredi.

Date limite pour les recours ce mardi

Du côté des tribunaux, Donald Trump et ses alliés en sont à 49 défaites pour une seule victoire. Mardi, on devrait savoir si la Cour suprême des Etats-Unis se saisit d’un recours contre le vote par correspondance en Pennsylvanie ou choisit de botter en touche.

Mardi, le Texas a également porté plainte devant la plus haute instance contre quatre Etats (Michigan, Pennsylvanie, Wisconsin et Géorgie), estimant que les modifications apportées pour faciliter le vote par correspondance violaient la constitution de ces Etats et du pays. Mais selon le professeur de droit constitutionnel Steve Vladeck, ce recours n’est pas sérieux et n’a aucune chance d’aboutir.

Mardi est en effet le « safe harbor », la date limite à laquelle les Etats doivent valider leur liste de grands électeurs qui voteront le 14 décembre au collège électoral. Mais les avocats de Donald Trump ont déjà indiqué que cette date ne figurait pas dans la constitution et n’était, en somme, qu’indicative. La bataille pourrait donc continuer jusqu’à ce que le Congrès certifie les résultats le 6 janvier.