Visite d’Al-Sissi à Paris : Macron plaide pour « une ouverture démocratique » en Egypte

DIPLOMATIE Emmanuel Macron s’est entretenu ce lundi avec Abdel Fattah Al-Sissi, le président égyptien, avant de donner une conférence de presse commune

20 Minutes avec AFP
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Emmanuel Macron et Abdel Fattah Al-Sissi, le 7 décembre 2020 à Paris.
Emmanuel Macron et Abdel Fattah Al-Sissi, le 7 décembre 2020 à Paris. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Emmanuel Macron recevait ce lundi le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi. Très attendu sur le terrain des droits humains, face à la forte répression exercée sur l’opposition en Egypte, le président français assure être « l’avocat constant d’une ouverture démocratique ». Il affirme aussi avoir évoqué le sort de plusieurs militants des droits humains emprisonnés.

« J’ai eu l’occasion d’évoquer, comme on le fait entre amis en confiance et toute franchise, la question des droits de l’Homme », et « je reste l’avocat constant d’une ouverture démocratique, sociale et de la reconnaissance d’une société civile dynamique et active », a souligné le président français lors d’une conférence de presse conjointe avec le président Al-Sissi, dénoncé par les ONG pour des atteintes aux droits humains.

Ramy Shaath, en détention depuis plus d’un an

Sur ce point, « je salue la libération annoncée jeudi de trois membres d’ONG » détenus par Le Caire, a-t-il ajouté. Le président indique avoir aussi évoqué « plusieurs autres cas individuels », dont celui de Ramy Shaath, défenseur des droits égypto-palestinien, marié à une Française et dont plusieurs ONG dénoncent la détention arbitraire depuis plus d’un an.

Toutefois, « je ne conditionnerai pas notre coopération en matière de défense, comme en matière économique, à ces désaccords », a précisé le chef de l’Etat français, en faisant valoir « la souveraineté des peuples » et en estimant « plus efficace d’avoir une politique de dialogue exigeant plutôt qu’une politique de boycott qui viendrait réduire l’efficacité d’un de nos partenaires dans la lutte contre le terrorisme et pour la stabilité régionale ».