Brésil : Les braqueurs d’une banque se trompent de coffre après une attaque ultra-violente

FAITS DIVERS Un otage a été tué par balle et un autre a été blessé à la jambe lors de ce braquage à l’explosif

20 Minutes avec agences
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Image d'illustration d'une voiture de police au Brésil.
Image d'illustration d'une voiture de police au Brésil. — Daniel RAMALHO / AFP

Leur braquage ultra-violent a fait un mort mais les assaillants sont au final repartis bredouilles. Dans la nuit de mardi à mercredi, dans une ville du nord du Brésil, des individus ont attaqué une banque avec explosifs et armes lourdes et ont pris la fuite… avec le mauvais coffre. Les autorités du pays sont particulièrement inquiètes : un autre hold-up extrêmement violent avait eu lieu la veille dans le sud du pays.

Cette nouvelle scène de terreur a eu lieu à Cameta, ville de 130.000 habitants située à 200 km de Belem, capitale de l’Etat amazonien du Para (nord). Un otage a été tué par balle et un autre habitant a été blessé à la jambe, selon les autorités locales, qui étaient toujours à la recherche des braqueurs.

Vingt braqueurs avec des fusils d’assaut

« Plus de 20 délinquants fortement armés, avec des gros calibres, comme des fusils d’assaut », se sont attaqués à une agence de la banque publique Banco do Brasil, a expliqué le secrétariat à la Sécurité du Para. Le gouverneur du Para, Helder Barbalho, a toutefois indiqué que les assaillants sont repartis sans le butin espéré parce qu’ils s’étaient « trompés de coffre ».

Selon des témoignages d’habitants recueillis par le site d’informations G1, plusieurs personnes qui regardaient un match de football dans des bars ont été prises en otage et utilisées comme boucliers humains. La police a retrouvé plus tard une camionnette chargée d’explosifs abandonnée sur une route à proximité.

Le Brésil touché par une série de braquages à l’explosif

La veille, c’est la ville de Criciuma, dans l’Etat de Santa Catarina (sud), qui avait vécu une nuit de terreur. Une trentaine d’hommes avaient braqué une banque avec le même modus operandi, mais aucun mort n’avait été déploré. En juillet dernier, des dizaines d’assaillants avaient terrorisé une petite ville de l’intérieur de l’Etat de Sao Paulo, Botucatu, avec le même genre de braquage à l’explosif.

Les trois villes ciblées ont le même profil : de taille moyenne, elles se situent à l’intérieur des terres, loin de grandes métropoles. « Il est plus facile de pratiquer ce genre de braquage et surtout de prendre la fuite par la suite dans des villes moyennes », a expliqué à l’AFP Guaracy Mingardi, spécialiste du Forum Brésilien de Sécurité Publique.

Un appui logistique de grandes factions du crime organisé ?

« Ce sont des braquages préparés avec soin, il faut des mois pour recruter les voleurs et obtenir les véhicules et les armes nécessaires », a-t-il ajouté. Selon lui, les assaillants pourraient avoir bénéficié de l’appui logistique de grandes factions du crime organisé comme le PCC (Primeiro Comando da Capital), gang né dans les prisons à Sao Paulo dans les années 1990.

En 2018, une tentative de hold-up dans deux banques dans la petite ville de Milagres, dans l’Etat du Ceara (nord-est) avait fait 12 morts, dont cinq otages.