Etats-Unis : Un 23e refus de libération conditionnelle pour une disciple de Charles Manson

JUSTICE Leslie Van Houten a été condamnée à la prison à vie pour un double meurtre commis en 1969

20 Minutes avec agences

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Trois disciples de Charles Manson, Susan Atkins, Patricia Krenwinkel et Leslie Van Houten, en 1970.
Trois disciples de Charles Manson, Susan Atkins, Patricia Krenwinkel et Leslie Van Houten, en 1970. — AP/SIPA

Leslie Van Houten, disciple du sanguinaire « gourou » Charles Manson, a essuyé un nouveau refus de libération conditionnelle par les autorités californiennes. Il s’agit du 23e depuis sa condamnation à la prison à vie pour un double meurtre commis en 1969.

Aujourd’hui âgée de 71 ans, Leslie Van Houten n’en avait que 19 lorsqu’elle avait intégré la « famille » de Charles Manson, groupe au fonctionnement sectaire que le psychopathe avait constitué et qui a commis une série d’assassinats dans le but de déclencher un conflit entre Américains blancs et noirs. Charles Manson, responsable notamment de la mort de Sharon Tate, l’épouse de Roman Polanski tuée dans une villa de Los Angeles alors qu’elle était enceinte de huit mois et demi, est mort en prison fin 2017.

Une pétition pour s’opposer à sa libération

Leslie Van Houten n’a quant à elle pas participé au meurtre de Sharon Tate et de ses amis mais était présente lorsque la sinistre bande menée par Manson avait de nouveau frappé la nuit suivante, poignardant Leno et Rosemary LaBianca à leur domicile, le 10 août 1969. Leslie Van Houten a notamment reconnu avoir porté une quinzaine de coups de couteau dans le dos d’une des victimes qui gisait au sol.

Initialement condamnée à la peine de mort en 1971, elle a été rejugée à plusieurs reprises avant d’être finalement condamnée à la prison à vie en 1978. Elle purge sa peine à la prison pour femmes de Corona (Californie) et a exprimé des remords pour ses crimes. Une commission pénitentiaire avait examiné cette année la 23e demande de libération conditionnelle déposée par Leslie Van Houten, et l’avait acceptée en juillet dernier. Mais la loi californienne veut qu’une telle décision soit validée par le gouverneur de l’Etat, qui a une nouvelle fois mis son veto.

« Les preuves montrent qu’elle représente actuellement un danger trop grand pour la société si elle est libérée de prison », a tranché le démocrate Gavin Newsom. Une pétition, lancée sur Internet par Debra Tate, la sœur de Sharon Tate, pour s’opposer à la libération conditionnelle de Leslie Van Houten, a recueilli plus de 170.000 signatures. L’avocat de Leslie Van Houten a quant à lui exprimé son intention de faire appel devant les tribunaux du rejet de la libération conditionnelle par le gouverneur Newsom, qu’il juge infondé.