Iran : Le « père du nucléaire iranien » assassiné, Israël pointé du doigt

ATOME Sa voiture a été attaquée par plusieurs assaillants, qui ont en retour été pris à partie par l’équipe de sécurité du scientifique

20 Minutes avec AFP

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L'entrée de la centrale nucléaire de Natanz en Iran.
L'entrée de la centrale nucléaire de Natanz en Iran. — ATOMIC ENERGY ORGANIZATION OF IRAN / AFP

Un scientifique iranien de haut rang travaillant dans le secteur nucléaire a été assassiné ce vendredi alors qu’il se trouvait dans son véhicule près de Téhéran. Le chef de la diplomatie iranienne accuse Israël d’avoir joué un « rôle » dans cet « acte terroriste ».

« Des terroristes ont assassiné aujourd’hui un éminent scientifique iranien. Cette lâcheté – avec des indications sérieuses du rôle d’Israël – montre le bellicisme désespéré de ses auteurs », a tweeté Mohammad Javad Zarif, ministre iranien des Affaires étrangères. Le chef de la diplomatie a également appelé la communauté internationale à « mettre un terme à ses honteuses positions ambivalentes et à condamner cet acte terroriste ».

Sa voiture prise pour cible

Le ministère de la Défense avait peu avant identifié la victime comme étant Mohsen Fakhrizadeh, chef du département recherche et innovation du ministère. Il a été « gravement blessé » lorsque sa voiture a été prise pour cible par plusieurs assaillants, qui ont en retour été pris à partie par l’équipe de sécurité du scientifique, avait indiqué le ministère dans un communiqué, ajoutant que l’équipe médicale n’était pas parvenue à le ranimer.

Mohsen Fakhrizadeh avait été qualifié par le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, de père du programme iranien d’armement nucléaire. Le chef d’état-major iranien, le général de division Mohammad Baghéri, a directement menacé les responsables de cet assassinat.

« Les groupes terroristes et les responsables et les auteurs de cette tentative lâche doivent savoir qu’une vengeance terrible les attend », a-t-il tweeté. Il a qualifié la mort de Mohsen Fakhrizadeh de « coup amer et lourd », assurant que les Iraniens « n’auront pas de repos tant que nous n’aurons pas pourchassé et puni » les personnes impliquées.