Argentine : La Première dame porte plainte contre Google pour une publication « misogyne »

JUSTICE Dans le bloc d’informations du moteur de recherches, Fabiola Yañez a été décrite comme une « potiche »

20 Minutes avec Agences
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Le président Alberto Fernandez et sa femme à Buenos Aires, le 27 octobre 2019.
Le président Alberto Fernandez et sa femme à Buenos Aires, le 27 octobre 2019. — Natacha Pisarenko/AP/SIPA

La Première dame argentine, Fabiola Yañez, est allée mercredi 18 novembre devant la justice pour que Google s’explique au sujet d’une publication que la compagne du président Alberto Fernandez considère comme « misogyne ». La plainte a été déposée au tribunal civil et commercial de la ville de Buenos Aires. Son avocat Luis Goldin dénonce « une légende déshonorante, là où devaient apparaître la profession et le nom de la première dame » dans le bloc d’informations à droite de la page du moteur de recherches.

« Dans le panneau dynamique du principal moteur de recherches du web, au lieu de décrire sa profession, elle était qualifiée de manière misogyne, malveillante et diffamatoire là où son nom complet devait être indiqué », précise la plainte. Lorsque la profession de Fabiola Yañez était recherchée sur Google, il était indiqué « potiche » et son nom avait été modifié.

Journaliste et actrice

Fabiola Yañez est une journaliste et actrice âgée de 39 ans, en couple avec le président depuis 2014. En tant que Première dame, elle mène des actions de solidarité, notamment avec les enfants, qu’elle médiatise sur son propre compte Instagram, sans participer activement en politique. Dans sa plainte, elle demande aussi que la justice détaille « avec clarté et précision » comment la publication en question a été produite, combien de temps elle a été visible et qu’elle analyse « les mesures prises par l’entreprise au sujet de cette publication ».

C’est la vice-présidente Cristina Kirchner qui a averti Alberto Fernandez de l’attaque subie par sa compagne sur le moteur de recherches et a recommandé son propre avocat, Luis Goldin, qui la représente dans un autre procès contre Google intenté en août. Elle avait été répertoriée comme « voleuse de la Nation argentine ».