Coronavirus au Japon : Après un nombre record de cas, l’archipel en « alerte maximale »

PANDEMIE Plus de 2.000 nouveaux cas ont été enregistrés mercredi dans le pays, dont près de 500 dans la capitale

20 Minutes avec AFP

— 

A la sortie d'une station de métro, à Tokyo le 19 novembre 2020.
A la sortie d'une station de métro, à Tokyo le 19 novembre 2020. — Taketo Oishi

Même si la situation est inquiétante, les autorités japonaises n’ont pour le moment pas annoncé de nouvelles mesures de restrictions sanitaires. Mais cela pourrait changer. Le Japon est en effet en « alerte maximale » après avoir recensé un nombre record d’infections quotidiennes au coronavirus, a déclaré jeudi le Premier ministre, Yoshihide Suga.

Une recrudescence brutale

Plus de 2.000 nouveaux cas positifs au Covid-19 ont été enregistrés mercredi dans le pays, dont près de 500 à Tokyo, deux nouveaux records, selon des chiffres officiels. Bien que relativement faibles comparés à d’autres pays, ces chiffres montrent une recrudescence brutale de la pandémie dans l’archipel nippon, où les tests ne sont pas pratiqués à grande échelle.

« Je demande au peuple japonais de prendre systématiquement des mesures comme le port du masque », a préconisé Yoshihide Suga, en jugeant souhaitable d’y recourir même lors des conversations au restaurant. Selon la chaîne de télévision publique NHK, le dirigeant japonais a convoqué des réunions d’experts jeudi et vendredi pour se pencher sur le nombre croissant d’infections avant que le gouvernement n’envisage de mesures supplémentaires. Le Premier ministre a déclaré qu’il soutiendrait les départements qui appelleraient les commerces à fermer plus tôt, et que des restrictions comme limiter les tablées à quatre personnes dans les restaurants devraient être envisagées.

Des mesures pas obligatoires

La capitale japonaise devrait relever jeudi son niveau d’alerte à son échelon maximum, mais cela n’implique pas automatiquement de restrictions et les médias locaux jugent peu probable que les commerces soient appelés à restreindre leurs horaires d’ouverture. Les diverses mesures adoptées au Japon depuis le début de la pandémie n’ont jamais revêtu un caractère obligatoire, faisant appel à la responsabilité de la population et à la pression sociale, y compris lors de l’état d’urgence au printemps.

Le pays a augmenté le nombre de tests qu’il pratique, mais ce dernier reste relativement faible : seulement 5.000 à 6.000 personnes sont testées quotidiennement dans la capitale japonaise de quelque 14 millions d’habitants. Depuis janvier, le Japon a recensé au total 121.000 cas de coronavirus et un peu plus de 1.900 décès.