Coronavirus: Le Covid-19 a fait 250.000 morts aux Etats-Unis, New York ferme ses écoles

PANDEMIE Le rythme des contagions ne ralentit pas outre-Atlantique, alors que l'Europe semble entrevoir une lueur d'espoir

20 Minutes avec AFP

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Une infirmière du service Covid d'un hôpital d'El Paso, au Texas, le 12 novembre 2020.
Une infirmière du service Covid d'un hôpital d'El Paso, au Texas, le 12 novembre 2020. — Mark Lambie / El Paso Times via /SIPA

Le scénario cauchemar se confirme aux Etats-Unis, avec une contagion record au Midwest, et une forte hausse en Californie et au Texas. Mercredi, le seuil des 250.000 morts dus au coronavirus a été franchi, et New York a annoncé la fermeture des écoles publiques dès jeudi.

Le taux de positivité des tests dans la première ville américaine a atteint les 3 %, seuil à partir duquel le maire s’était engagé à prendre cette mesure auprès des syndicats d’enseignants. « Nous devons lutter contre la deuxième vague », a souligné Bill de Blasio, en renvoyant tous les élèves vers l’enseignement en ligne pour une durée non précisée. Pourtant la mesure, qui devrait s’accompagner bientôt d’autres restrictions comme la fermeture des salles de gym et de restaurants, est controversée.

Ville la plus endeuillée par la première vague de l’épidémie au printemps, New York a jusqu’ici assez bien résisté à la deuxième : avec 3 % de positivité la métropole et l’ensemble de l’Etat de New York sont parmi les moins touchés aux Etats-Unis. D’autres Etats déplorent des taux de positivité à deux chiffres, autour de 50 % parfois dans le Midwest. Et les autorités craignent une nouvelle flambée du virus avec les retrouvailles familiales pour la fête de Thanksgiving, le 26 novembre.

Pas de vaccin pour la 2e vague

L’arrivée des vaccins des laboratoires Pfizer/BioNTech et Moderna, les plus avancés, se précise pourtant : Pfizer a indiqué mercredi que des résultats complets de ses essais cliniques à grande échelle montraient que son vaccin était efficace à 95 % et qu’il demanderait une autorisation de commercialisation « d’ici quelques jours » à l’Agence américaine des médicaments (FDA).

Les Etats-Unis, l’Europe et d’autres pays ont déjà réservé des centaines de millions de doses. Mais la vaccination sera d’abord réservée au personnel hospitalier et aux personnes les plus vulnérables, et le reste de la population devra attendre encore plusieurs mois.

Les vaccins n’arriveront pas à temps pour enrayer la deuxième vague, et beaucoup de pays « vont continuer à l’affronter sans vaccins », a prévenu mercredi Michael Ryan, responsable des situations d’urgence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

« Je pense que cela mettra au moins quatre à six mois avant qu’il y ait des niveaux suffisants de vaccination où que ce soit », a-t-il déclaré. L’OMS s’est cependant félicitée d’une baisse du nombre de nouveaux cas en Europe la semaine dernière (-10 %), même si la pression reste forte avec 1,84 million de cas supplémentaires.

Si la France est encore loin du déconfinement, l’épidémie y ralentit désormais et le gouvernement s’est réuni mercredi pour préparer un desserrement prudent d’ici Noël. En Belgique aussi, les autorités sanitaires ont annoncé que les mesures de confinement imposées depuis fin octobre commençaient à porter leurs fruits. Mais les morts continuent d’augmenter : plus de 29.000 nouveaux morts ont été enregistrés sur le continent européen pendant cette période, soit 18 % de plus que la semaine précédente. Et la pandémie menace de submerger certains systèmes de santé, notamment dans le Sud de l’Italie.

Contestation

Dans ce contexte, et malgré les ravages économiques qui s’aggravent, la liste des restrictions continue de s’allonger. La Hongrie a prolongé jusqu’au 8 février l’état d’urgence. Les restrictions, qui comprennent un couvre-feu entre 20H00 et 05H00, l’interdiction des rassemblements et les cours en ligne pour les lycées et les universités, devaient initialement prendre fin le 11 décembre.

Mais les restrictions sont souvent contestées : à Berlin, la police allemande a fait usage mercredi de canons à eau et interpellé près de 200 personnes pour disperser un rassemblement d’entre 5.000 et 10.000 personnes. Elle leur avait enjoint sans succès de respecter les consignes sanitaires.

La pandémie a fait plus de 1,3 million de morts dans le monde.