Présidentielle américaine: Trump limoge un responsable qui avait contredit ses accusations de fraude

YOU'RE FIRED Le patron de l'agence en charge de la sécurité des élections avait affirmé que le scrutin a été «le plus sûr de l'histoire des Etats-Unis»

P.B.

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Donald Trump le 15 novembre 2020 à la Maison-Blanche.
Donald Trump le 15 novembre 2020 à la Maison-Blanche. — Sipa USA/SIPA

Chris Krebs savait, selon les médias américains, que ses jours étaient comptés. Mardi, Donald Trump a annoncé qu’il avait limogé le patron de l’agence gouvernementale en charge de la sécurité des élections, qui avait contredit ses accusations de fraude en estimant que la présidentielle du 3 novembre avait été « la plus sûre de l’histoire des Etats-Unis ».

« La récente déclaration de Chris Krebs sur la sécurité des élections de 2020 était très inexacte, puisqu’il y a eu des irrégularités et des fraudes massives – notamment des morts qui ont voté et des observateurs qui n’ont pas été autorisés dans les bureaux de vote », a écrit le président sortant. « C’est pourquoi, Chris Krebs a été démis de ses fonctions de directeur de l’agence de cybersécurité et de sécurité des infrastructures, avec effet immédiat. »

Donald Trump relaie une théorie démontée

Cette agence gouvernementale, baptisée CISA, s’efforçait ces derniers jours de rejeter les accusations de fraude électorale de grande ampleur, après la victoire apparente de Joe Biden. « Il n’existe aucune preuve d’un système de vote ayant effacé, perdu ou changé des bulletins, ou ayant été piraté de quelque façon que ce soit », avait-elle souligné dans un communiqué, aux côtés d’autres agences américaines chargées de la sécurité des élections. Après l’annonce, l’intéressé a tweeté qu’il était « honoré » d’avoir d’avoir fait partie du gouvernement américain.

Donald Trump, lui, a retweeté un article vieux d’une semaine sur des prétendus morts qui avaient voté en Géorgie. Mais l’antenne locale de NBC a retrouvé plusieurs électeurs bien vivants, interviewant notamment une Américaine de 96 ans. L’animateur de Fox News Tucker Carlson, cité par Donald Trump, avait été contraint de présenter ses excuses à l’antenne.