Coronavirus : Moscou rejette des accusations de cyberattaques contre des laboratoires développant le vaccin

DIPLOMATIE Selon Microsoft, ces attaques viennent de « Strontium, un groupe originaire de Russie, et de deux acteurs nord-coréens »

20 Minutes avec AFP

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Vladimir Poutine le 1er juillet 2020
Vladimir Poutine le 1er juillet 2020 — Sputnik/SIPA

La semaine dernière, Microsoft avait dénoncé des cyberattaques de « groupes étatiques ou para-étatiques » russes et nord-coréens contre des groupes pharmaceutiques développant des vaccins contre le coronavirus. Une affirmation rejetée, ce mardi, par le Kremlin.

Ces accusations « sont déjà devenues une norme de la vie, une sorte de mode politique à laquelle obéissent entre autres des sociétés de technologies d’information aux Etats-Unis », a déclaré un vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, à l’agence de presse publique RIA Novosti.

Un groupe déjà connu par Microsoft

Le vice-président de Microsoft en charge de la sécurité, Tom Burt, a affirmé vendredi, dans un billet de blog publié par Microsoft, que le groupe américain avait détecté ces derniers mois des « cyberattaques provenant de trois groupes étatiques ou para-étatiques visant sept entreprises de premier plan directement impliquées dans la recherche de vaccins et de traitement contre la Covid-19 ».

Selon lui, ces attaques venaient de « Strontium, un groupe originaire de Russie, et de deux acteurs nord-coréens ». Selon Sergueï Riabkov, la Russie est visée par bien plus d’attaques informatiques que « celles dont on essaye de nous accuser ». Strontium, le groupe russe, a déjà été accusé par Microsoft d’avoir attaqué plus de 200 organisations impliquées dans l’élection présidentielle américaine de 2020.