Un air de renouveau sur la capitale

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Un nouveau départ. Le froid mordait peut-être les oreilles dimanche soir, mais Washington a le coeur qui se réchauffe. Dans le métro, un homme se glisse de justesse dans la rame et se confond en excuses pour avoir bousculé une jeune fille. « Ne soyez pas désolé, lui répond-elle. C'est une période de fête. On devrait tous se rentrer dedans. »

Sur le quai, un étudiant grelotte, un gros sac à dos sur les épaules. « Vous n'êtes pas d'ici, vous », plaisante sa voisine. « Non, j'arrive de San Diego, il faisait 30 °C, ça fait un choc. Mais je n'aurais raté ce moment pour rien au monde. .

Comme Ryan, ils sont plusieurs millions à affluer de tout le pays. Impossible d'y échapper. Sur les tickets de métro, dans les kiosques, Obama est partout.

Mais personne ne se voile la face. « Obama n'a pas de baguette magique », soupire Ed. « Mais, vous voyez cette cloche ? On carillonne à chaque élection, quand un démocrate l'emporte. Elle était restée silencieuse trop longtemps. »

à Washington, Philippe Berry