Entre deux feux, le cessez-le-feu

Armelle Le Goff avec AFP

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La fin des combats, mais pas à n'importe quelles conditions. Après avoir manifesté son opposition au cessez-le-feu unilatéral décrété samedi soir par Israël, le Hamas a finalement annoncé hier que ses combattants observeraient également une trêve. « L'ennemi israélien a échoué à imposer ses conditions. Nous, les mouvements de la résistance palestinienne, annonçons un cessez-le-feu dans la bande de Gaza et demandons que les forces de l'ennemi s'en retirent d'ici à une semaine », a déclaré Moussa Abou Marzouk, le numéro deux du mouvement islamiste palestinien, qui contrôle depuis juin 2007 la bande de Gaza. Depuis Damas, il a appelé Israël à ouvrir « les points de passage pour laisser entrer les aides humanitaires et les produits indispensables ».

« Si le Hamas n'attaque pas et ne provoque pas Israël, nous respecterons notre cessez-le-feu », s'est borné à répondre le porte-parole du gouvernement israélien, Mark Regev. Hier, quelques heures à peine après qu'Israël eut annoncé un cessez-le-feu, les raids de Tsahal avaient repris, en réaction à des tirs de roquettes du Hamas sur le sud du pays. Dès samedi soir, Ehoud Barak, le ministre de la Défense israélien, avait averti que l'armée resterait déployée pour reprendre l'offensive « si nécessaire ». Hier matin, les bombardements ont fait au moins sept nouvelles victimes. Depuis le déclenchement de l'opération, 1 300 Palestiniens ont perdu la vie. Dix ont péri côté israélien. ■