Iran : Le numéro 2 d'al-Qaïda assassiné, Téhéran dément une « information fabriquée »

TERRORISME L’Iran a également conseillé aux médias américains de « ne pas tomber dans le piège des scénarios hollywoodiens des responsables américains et sionistes ».

20 Minutes avec AFP

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D'après le New York Times, l'assassinat d'Abdullah Ahmed Abdullah a été commis par des agents israéliens en Iran, pour le compte des Etats-Unis.
D'après le New York Times, l'assassinat d'Abdullah Ahmed Abdullah a été commis par des agents israéliens en Iran, pour le compte des Etats-Unis. — Handout / FBI / AFP

L’assassinat à Téhéran du numéro 2 d' al-Qaïda rapporté par le quotidien américain New York Times est une « information fabriquée », a déclaré, ce samedi, le ministère iranien des Affaires étrangères.  Les ennemis de l'Iran, les Etats-Unis et Israël, « essaient de rejeter la responsabilité des actes criminels d'al-Qaïda [groupe classé dans la liste des organisations terroristes des Nations unies] et d’autres groupes terroristes dans la région et lient l’Iran à ces groupes par des mensonges et des fuites d’informations fabriquées de toutes pièces aux médias », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Saeed Khatibzadeh, dans un communiqué.

La veille, le New York Times a effectivement rapporté que le numéro 2 d’al-Qaïda, Abdullah Ahmed Abdullah, qui figurait sur la liste des terroristes les plus recherchés par la police fédérale américaine (FBI), avait été « tué par balle dans les rues de Téhéran par deux assassins à moto », une information confirmée par des responsables des renseignements américains au quotidien new-yorkais.

Le programme « iranophobe » de l’administration Trump

Les meurtriers, qui ont tiré sur la voiture de la victime, ont aussi abattu sa fille, Miriam, veuve d’un des fils d’Oussama Ben Laden, le chef d’al-Qaïda dans les années 1990, selon le New York Times. L’assassinat, qui aurait été commis par des agents israéliens pour le compte des Etats-Unis, est survenu le 7 août, jour de l’anniversaire des attentats contre les ambassades des Etats-Unis au Kenya et en Tanzanie en 1998, dans lesquels Abdullah Ahmed Abdullah était impliqué, selon la justice américaine.

Les Etats-Unis ont accusé l’Iran d’abriter des membres d’al-Qaïda et de leur permettre de passer par son territoire en 2016, ce que des responsables de Téhéran ont nié à l’époque. « Même si l’Amérique n’a pas hésité à se livrer à de fausses accusations contre l’Iran par le passé, cette approche est devenue une routine dans l’administration américaine actuelle », a poursuivi Saeed Khatibzadeh.

Les Etats-Unis et « ses alliés dans la région » ont créé al-Qaïda par leurs « mauvaises politiques », a ainsi ajouté le porte-parole, conseillant aux médias américains de « ne pas tomber dans le piège des scénarios hollywoodiens des responsables américains et sionistes ». Et d’accuser l’administration du président américain sortant, Donald Trump​, de poursuivre un programme « iranophobe » dans le cadre de sa guerre « économique, du renseignement et psychologique » contre Téhéran.