L'Airbus de l'Hudson avait eu un ennui de moteur deux jours avant l'accident

NEW YORK Des passagers affirment avoir entendu des détonations et s'être préparés à subir un atterrissage d'urgence eux aussi...

Avec agence

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A grande vitesse, les collisions avec des oiseaux provoquent des impacts destructeurs en particulier sur les ailettes des réacteurs.
A grande vitesse, les collisions avec des oiseaux provoquent des impacts destructeurs en particulier sur les ailettes des réacteurs. — Ramin Talaie AFP/Getty Images

L'Airbus A320 de la compagnie US Airways, qui a amerri d'urgence jeudi sur l'Hudson à New York, avait eu un problème de moteur deux jours avant l'accident, a indiqué lundi la chaîne de télévision CNN sur son site Internet.

La chaîne cite des passagers affirmant avoir entendu des détonations, mardi dernier, juste après le décollage de l'avion, et s'être préparés à subir un atterrissage d'urgence. Selon CNN, cet avion était le même Airbus A320 qui s'est abîmé dans l'Hudson deux jours plus tard. Le vol était identique, reliant l'aéroport de LaGuardia, près de New York, à Charlotte (Caroline du Nord, sud-est).

Un bruit «ressemblant à celui d'une aile en train de se briser»

Interrogée par l'AFP, la compagnie américaine US Airways n'a pas souhaité faire de commentaires.

CNN cite notamment un passager, Steve Jeffrey, de Charlotte, expliquant que le bruit «ressemblait à celui d'une aile en train de se briser». Puis, l'équipage a annoncé: «Nous allons faire demi-tour et retourner à LaGuardia pour vérifier ce qui s'est passé», a-t-il raconté à CNN.

«Un compresseur qui aurait calé»

Selon la chaîne, le pilote a ensuite expliqué que le problème concernait un compresseur, qui aurait calé, entraînant un déficit d'arrivée d'air dans le moteur droit. Il a finalement annoncé que le vol allait se poursuivre.

Un autre passager, cité par CNN, mentionne «plusieurs fortes détonations et des flammes s'échappant du moteur. Le pilote nous a d'abord dit que nous allions faire un atterrissage d'urgence, mais, au bout de cinq minutes, il a continué de voler vers Charlotte», raconte-t-il.

La thèse des oiseaux confirmée par les premières analyses

CNN cité également des consultants en aéronautique confirmant que l'avion qui a amerri dans l'Hudson jeudi effectuait le même trajet le mardi précédent.

Le commandant de bord qui est parvenu à se poser sur l'Hudson a indiqué aux enquêteurs que les deux moteurs étaient tombés en panne après avoir heurté un vol dense de gros oiseaux. Les premières analyses des boîtes noires de l'Airbus semblaient confirmer cette thèse.