Libye : Au moins 74 morts dans un naufrage au large des côtes

DRAME Quarante-sept migrants ont toutefois pu être secourus et débarqués sur le sol libyen

G. N. avec AFP

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Des migrants après la chavirage de leur embarcation en Méditerrannée, mercredi 11 novembre 2020.
Des migrants après la chavirage de leur embarcation en Méditerrannée, mercredi 11 novembre 2020. — Sergi Camara/AP/SIPA

Un naufrage au large des côtes de la Libye a fait au moins 74 morts, indique jeudi l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) dans un communiqué, alors que les recherches pour retrouver toutes les victimes se poursuivent au large du pays en proie au chaos. « Des membres de l’OIM ont rapporté un terrible naufrage qui a fait au moins 74 morts aujourd’hui [jeudi] au large de Khoms sur la côte libyenne », souligne l’agence onusienne dans son communiqué, précisant que 47 survivants ont été amenés à terre par les garde-côtes libyens et des pêcheurs.

Pour l’heure, 31 corps ont été repêchés et « les recherches pour les autres victimes se poursuivent », précise l’OIM.

Près de mille noyés depuis le début de l’année

Ces deux derniers jours 19 personnes, dont deux enfants, se sont noyées après que deux bateaux ont chaviré, précise l’agence, ajoutant que le navire de l’ONG Open Arms – le seul à opérer actuellement en Méditerranée centrale —, a sauvé 200 personnes au cours de trois opérations.

Depuis le début de l’année, au moins 900 personnes se sont noyées en Méditerranée en essayant d’atteindre les côtes européennes, selon l’OIM. Plus de 11.000 autres ont été renvoyées en Libye, « au risque de les exposer à des violations des droits de l’homme, à la détention, aux abus, au trafic [humain] et à l’exploitation », dénonce l’agence onusienne dans son communiqué.

Malgré une insécurité persistante depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, ce pays d’Afrique du Nord reste un important point de transit pour les migrants – en grande partie africains —, qui veulent coûte que coûte gagner l’Europe. Les ONG rappellent régulièrement leur opposition à ce que les migrants arrêtés en mer soient ramenés en Libye en raison du chaos qui y sévit et dénoncent les conditions déplorables dans les centres de détention.