Russie : Un jeune en service militaire tue trois soldats dans une base militaire

ARMEE Il a tué un officier à la hache, afin de s’emparer de son arme et ouvrir le feu sur ses camarades

20 Minutes avec AFP

— 

Un conscrit de 20 ans a tué lundi trois militaires sur une base de l'armée dans l'ouest de la Russie.
Un conscrit de 20 ans a tué lundi trois militaires sur une base de l'armée dans l'ouest de la Russie. — Kirill Kukhmar/TASS/Sipa USA/SIPA

Trois militaires ont été abattus sur une base de l’armée dans la région de Voronej, dans l’ouest de la  Russie. L’attaquant est un jeune conscrit de 20 ans, un soldat d’une des escouades de la base nommé Anton Makarov.

Vers 5 heures ce lundi, il a attaqué et tué un officier à la hache, afin de s’emparer de son arme de service et d’ouvrir le feu sur d’autres soldats. « Deux d’entre eux sont morts, un troisième est blessé » en plus de l’officier tué, a précisé le Comité d’enquête.

« Anton Makarov n’a pas quitté les lieux »

« Le commandement de l’unité militaire et les forces de l’ordre prennent des mesures pour retrouver et arrêter l’agresseur », a indiqué le service de presse du district militaire Ouest, cité par l’agence Interfax. « Selon des données préliminaires, Anton Makarov n’a pas quitté les lieux » de la base militaire, a indiqué le Comité d’enquête cité par l’agence Ria Novosti.

D’après une source interrogée par Interfax, la fusillade s’est déroulée sur l’aérodrome « Baltimore » près de Voronej, dans un des bâtiments administratifs de la base. Des hélicoptères, des drones, la police antiémeute et plus de 100 membres de la Garde nationale ont été mobilisés pour arrêter le conscrit, selon une source citée par l’agence TASS.

L'« enfer » du bizutage

En octobre 2019, un conscrit russe avait tué huit personnes en ouvrant le feu sur une base militaire sibérienne, disant ensuite dans une lettre ouverte avoir agi en raison de l'«enfer» du bizutage qu'il vivait dans l'armée.

Le service militaire est obligatoire en Russie et d’une durée d’un an pour les hommes âgés de 18 à 27 ans, bien qu’une partie significative de la population y échappe par divers moyens. Le bizutage a été l’un des plus graves problèmes dans l’armée russe dans les années 1990, même si la situation s’est nettement améliorée ces dernières années. Selon les ONG de défense des droits humains, les rites de bizutage y restent toutefois fréquents.