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EPIDEMIELes « zones rouges » se préparent au reconfinement en Italie

Coronavirus en Italie : Colère et résignation dans les « zones rouges » avant le reconfinement

EPIDEMIELe confinement sera cependant plus léger qu’au printemps dernier pour les régions concernées
Une unité Covid à l'hôpital de Varese en Italie, le 30 octobre 2020.
Une unité Covid à l'hôpital de Varese en Italie, le 30 octobre 2020. - Claudio Furlan/AP/SIPA / Pixpalace
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

En Italie, les régions en « zone rouge » se préparent à un nouveau confinement ce jeudi pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, dans un contexte de colère croissante contre le gouvernement, teintée de peur et de résignation.

La Lombardie, le Piémont et le Val d’Aoste au nord, ainsi que la Calabre au sud, ont été déclarées « à haut risque » et retournent vers un confinement plus léger cependant que celui du printemps dernier. Si le télétravail est encouragé, la capacité des transports publics réduite et les lycées fermés par exemple, il sera toujours possible de se rendre sur son lieu de travail ou de sortir pour des raisons de santé.

Manifestations anti-confinement

Les Pouilles et la Sicile ont-elles été désignées orange, correspondant à un risque moyen, tandis que le reste de l’Italie a été désigné jaune. « C’est une gifle pour la Lombardie », s’est indigné le président de la région, Attilio Fontana, membre du parti d’opposition d’extrême droite, la Ligue, accusant le Premier ministre Giuseppe Conte d’avoir utilisé des données qui n’étaient pas à jour en prenant la décision de classer sa région dans la zone rouge.

Le président du Piémont Alberto Cirio, lui aussi de droite, a également demandé à Rome d’expliquer pourquoi la décision de fermer certaines régions « a été prise sur la base de données datant d’au moins dix jours ». Au total, le reconfinement concerne 16 millions d’Italiens.

A Milan, capitale de la Lombardie, comme à Turin, Gênes ou Rome, des manifestations contre les restrictions ont été émaillées de violences ces dernières semaines. Mais la population locale se montre aussi résignée tant le traumatisme du printemps reste vivace. Le nord de l’Italie a été le plus durement touché par la pandémie, qui a frappé la péninsule fin février, entraînant un confinement généralisé début mars, avec de très lourdes conséquences économiques et sociales. Depuis, le virus a fait près de 40.000 victimes, alors que le pays affronte une seconde vague de Covid-19.

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