« This is America » (J+1) : Le hashtag #StealTheVote prend de l'ampleur, les républicains attaquent en justice et des Américains pas contents

MAISON BLANCHE Devenez incollable sur la présidentielle américaine grâce à « 20 Minutes »

Florence Floux

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Donald Trump lors de sa conférence de presse, le 4 novembre 2020.
Donald Trump lors de sa conférence de presse, le 4 novembre 2020. — MANDEL NGAN / AFP

Demandez le programme ! Avec This is America, son rendez-vous quotidien d’actualité internationale, 20 Minutes vous briefe au mieux pour tenter de comprendre ce mic-mac qu’est actuellement l'élection présidentielle. Ce mercredi post-électoral, alors que nous attendons toujours les résultats définitifs ( retrouvez notre live ici), nous nous penchons sur un hashtag qui a le vent en poupe, des républicains procéduriers et des Américains qui manifestent.

On peut tromper mille fois une personne, non…

Ils avaient commencé très tôt et ils ne sont pas prêts d’avoir terminé. Les internautes plutôt pro-Trump (mais aussi parfois anti-tout) ont lancé leur hashtag #StopTheSteal («arrêtez la fraude/le vol », en français) dès mardi main aux Etats-Unis. Une référence claire et nette aux accusations de fraudes électorales distillées par Donald Trump en personne pendant toute la campagne, et encore la veille de l’élection​.

Nul doute que le hashtag a encore de beaux jours devant lui grâce à l’intervention du président américain ce mercredi, qui a dénoncé « l’apparition de bulletins surprise » alors qu'« il était en train de gagner ».

Déjà pendant la nuit de mardi à ce mercredi, lors de sa conférence de presse nocturne, Donald Trump a assuré qu’il avait remporté l’élection et « qu’on tentait de lui voler la victoire », alors même que de nombreux bulletins de vote n’ont pas été dépouillés, notamment en Pennsylvanie. Il a également précisé qu’il porterait cette « fraude massive » devant la Cour suprême, sans préciser ni de quoi il parlait ni de comment il comptait faire ça exactement. Le feuilleton continue.

Les juges et les lois, ça m’fait pas peur

Choses promises, choses dues. Les républicains avaient bien annoncé qu’ils enverraient leurs avocats, et ils l’ont fait dès mardi, notamment en Pennsylvanie, dans le comté de Montgomery, selon la presse américaine. Deux membres du parti républicain, dont une candidate au Congrès, ont accusé les responsables électoraux locaux d’avoir commencé le dépouillement des bulletins arrivés par la poste avant le jour du scrutin, ce qui est tout à fait autorisé dans d’autres Etats mais interdit en Pennsylvanie (d’où l’attente pour avoir les résultats de ce swing state).

Cette affaire a été portée devant une cour de district et pourrait être la première d’une longue liste, étant donné les accusations portées par Donald Trump et la stratégie poursuivie par le camp républicain.

Pas contents, pas contents !

Plusieurs centaines de personnes, dont une dizaine armée de fusils d’assaut sont descendues dans la rue mardi soir à Portland, dans l’Oregon, pour marquer leur désaccord avec les premiers résultats des élections. Beaucoup d’entre eux scandaient des slogans anti-Trump et certains ont brûlé des drapeaux américains. Cette marche pacifique (contrairement aux apparences) de Black Lives Matter s’est déroulée sans heurts.

D’autres manifestations se sont également tenues dans la nuit à Los Angeles, en Californie, à Raleigh en Caroline du Nord, dans le Minnesota et à Washington D.C. Plusieurs personnes ont été interpellées au cours de la nuit, notamment dans la capitale fédérale. Les violences tant redoutées dans les deux camps n’ont pourtant pas eu lieu, mais de nouvelles manifestations pourraient se tenir ce mercredi, au vu de l’incertitude de la situation électorale.