Chronologie des démêlés de l'Iran avec la communauté internationale

20minutes.fr

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Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a implicitement rejeté jeudi la demande des grandes puissances que l'Iran suspende son enrichissement d'uranium.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a implicitement rejeté jeudi la demande des grandes puissances que l'Iran suspende son enrichissement d'uranium. — AFP

2006

15 août : Mahmoud Ahmadinejad réaffirme que l’Iran ne cédera pas aux pressions occidentales : «L’Iran maîtrise totalement le cycle du combustible nucléaire et personne ne peut y porter atteinte depuis l’extérieur ».

31 juillet : le Conseil de sécurité de l’ONU adopte une résolution exigeant que l’Iran « suspende toutes les activités liées à l’enrichissement » d’uranium avant le 31 août, menaçant la République islamique de sanctions économiques et diplomatiques.

16 juin : l'Iran est «prêt à commencer à négocier», mais «sans conditions préalables», déclare le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araqchi.

6 juin : le chef de la diplomatie de l'Union européenne, Javier Solana, remet à l'Iran une offre dont les détails sont gardés secrets. Les grandes puissances proposent d'aider l'Iran à construire des réacteurs à eau légère et de lui accorder des avantages commerciaux s'il suspend l'enrichisement de l'uranium, mais elles n'évoquent pas de sanctions.

1er juin : l'Iran se dit prêt au dialogue avec les Etats-Unis mais refuse de suspendre l'enrichissement d'uranium.

31 mai : Washington, dans un changement majeur de politique vis-à-vis de l'Iran, propose de participer directement aux négociations sur le programme nucléaire iranien aux côtés des Européens, à condition que Téhéran suspende son enrichissement de l'uranium.

12 mai : le secrétaire général de l'Onu Kofi Annan appelle les Etats-Unis à dialoguer directement avec Téhéran pour résoudre la crise.

8 mai : Mahmoud Ahmadinejad écrit à George W. Bush pour proposer de «nouveaux moyens» de régler les tensions dans le monde, geste sans précédent depuis la révolution en 1979.

3 mai : Paris et Londres déposent un projet de résolution au Conseil de sécurité de l'Onu, demandant formellement à l'Iran de suspendre son programme d'enrichissement. Ce projet se réfère au chapitre VII de la charte de l'Onu qui peut ouvrir ultérieurement la voie à d'éventuelles sanctions voire à une intervention militaire.

28 avril : date butoir fixée par le Conseil de sécurité de l'Onu pour que l'Iran suspende ses activités d'enrichissement d'uranium.

25 avril : l'Iran avertit qu'il suspendra ses relations avec l'AIEA s'il est soumis à des sanctions.

19 avril : Le président français Jacques Chirac juge "inacceptable" que l'Iran se dote de l'arme nucléaire mais laisse la porte ouverte à la reprise des discussions avec Téhéran, dans une interview au quotidien égyptien Al Ahram.

- 18 avril : Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu, plus l'Allemagne, réunis à Moscou pour discuter du nucléaire iranien ne parviennent pas à un accord sur des sanctions.
Le prix du pétrole bat un record historique mardi à New York (71.60 dollars) et atteint de nouveaux sommets à Londres, porté par la crainte d'une escalade militaire entre les Etats-Unis et l'Iran.
L'armée iranienne "coupera la main de tout agresseur", déclare Ahmadinejad. George W. Bush, lui, affirme que "toutes les options sont sur la table" pour empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire, tout en déclarant rechercher une solution diplomatique à la crise.

17 avril : Téhéran annonce qu'il poursuivra "avec patience" son programme nucléaire. Au Koweït, l'ex-président iranien Akbar Hachemi Rafsandjani se déclare certain que les voisins arabes n'appuieront pas une frappe américaine potentielle contre l'Iran.

14 avril : Téhéran rejette les menaces de sanctions et d'attaques militaires.

13 avril : L'Iran fait état de progrès substantiels dans l'enrichissement puis rejette l'appel du chef de l'AIEA Mohammed ElBaradei, en visite à Téhéran, à le suspendre.
La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice suggère l'adoption par l'Onu d'une résolution sur l'Iran en vertu du "Chapitre Sept" de la charte des Nations unies, prévoyant l'usage de la force.

11 avril : L'Iran annonce avoir réussi le 9 avril à enrichir de l'uranium à 3,5% et décide d'accélérer son programme nucléaire.

10 avril : Le président Mahmoud Ahmadinejad affirme que son pays "ne reculera pas d'un iota". Le président américain George W. Bush assure, lui, que le recours à la force contre l'Iran est "pure spéculation" et préconise une résolution diplomatique.

9 avril : Deux médias américains, le magazine New Yorker et le quotidien Washington Post, affirment que Washington envisage des options de frappes militaires contre l'Iran afin de forcer Téhéran à abandonner son programme nucléaire. Téhéran met aussitôt ces informations sur le compte de la "guerre psychologique", tandis que le chef de la diplomatie britannique Jack Straw estime que "l'idée même d'une frappe nucléaire contre l'Iran est complètement dingue". Le Pentagone réaffirme que "la voie diplomatique" est toujours privilégiée, tout en refusant de commenter d'éventuels préparatifs militaires.

7 avril : Le directeur général de l'AIEA Mohamed ElBaradei doit se rendre le 12 avril en Iran pour discuter du programme nucléaire controversé de Téhéran alors que l'Iran est menacé par un ultimatum du Conseil de sécurité de l'Onu.

6 avril : Les Etats-Unis déclarent chercher d'autres options, parmi lesquelles des sanctions financières applicables à l'Iran, si le Conseil de sécurité de l'Onu ne prend aucune mesure à l'encontre du programme nucléaire iranien. L'American Jewish Committee (AJC), une des principales organisations de défense des juifs dans le monde, a par ailleurs publié cette semaine plusieurs encarts dans la presse internationale pour alerter sur les dangers que représenterait l'Iran, doté de l'arme nucléaire.

4 avril : Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, qualifie de "provocation" le tir d'essai d'un missile sol/mer à portée intermédiaire "Kowsar" réalisé deux jours plus tôt par Téhéran.
Malgré l'appel lancé par le Conseil de sécurité de l'Onu à les suspendre, l'Iran réaffirme qu’il va poursuivre ses activités nucléaires. "La République islamique a commencé ses activités pacifiques pour atteindre son droit naturel conforme au TNP (Traite de non-prolifération), et ces activités se poursuivront sous le contrôle de l'Agence" internationale de l'énergie atomique (AIEA), déclare Manouchehr Mottaki, le chef de la diplomatie iranienne.

3 avril : L'Iran annonce avoir testé avec succès de nouveaux missiles lors d'importantes manoeuvres et avertit l'Occident de ne pas "jouer avec le feu", en pleine crise sur le programme nucléaire iranien.

2 avril : Selon le Washington Post, l'Iran serait prêt à utiliser ses agents secrets et des équipes du Hezbollah pour mener des opérations terroristes dans le monde en cas d'attaque américaine sur ses sites nucléaires.
Côté anglais, le Sunday Telegraph révèle que le gouvernement britannique doit tenir une réunion secrète le 3 avril avec les responsables de ses forces armées pour discuter d'éventuelles frappes aériennes contre l'Iran. Une information aussitôt démentie par un porte-parole du ministère de la Défense.

31 mars : Le chef de la diplomatie iranienne Manouchehr Mottaki assure que l'Iran n'a pas l'intention d'utiliser l'arme du pétrole comme levier dans les négociations sur son programme nucléaire.

30 mars :
Le Conseil de sécurité de l'Onu donne 30 jours à l'Iran pour suspendre ses activités d'enrichissement d'uranium, dans une déclaration adoptée à l'unanimité de ses quinze membres. L'Iran adresse une fin de non-recevoir : "La décision de l'Iran sur l'enrichissement (...) est irréversible". Le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, qualifie la déclaration onusienne de "mauvaise action". "C'est un précédent fâcheux", regrette-t-il et propose la création d'un "consortium régional" en Iran pour régler la question nucélaire. Le consortium comprendrait des "pays de la région qui veulent développer leurs activités civiles sous la garantie de l'AIEA".

20 mars : L'Iran serait sur le point d'accroître ses activités d'enrichissement d'uranium, en faisant fonctionner ensemble 164 centrifugeuses, selon des sources diplomatiques. George W. Bush prévient Téhéran qu'il emploiera la force s'il fallait défendre Israël. "Mais, nuance-t-il, notre objectif est de résoudre ce problème de manière diplomatique".

14 mars : Selon l'ambassadeur de Chine aux Nations unies, des désaccords subsistent entre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu sur le nucléaire iranien. Le principal point de désaccord porte sur le rôle que doit jouer le Conseil de sécurité.

12 mars : L'Iran menace de quitter le Traité de non-prolifération nucléaire si son "droit" à l'énergie nucléaire n'est plus assuré. Le porte-parole de la diplomatie iranienne précise que Téhéran n'obéira "jamais" à un ordre éventuel du Conseil de sécurité de l'Onu de suspendre son enrichissement.

10 mars : Washington rejette la proposition russe d'une réunion de la Russie, de la Chine, des Etats-Unis et de la troïka européenne, en estimant que les prochaines discussions doivent se tenir au Conseil de sécurité de l'Onu.

9 mars : Les Etats-Unis disent chercher une "solution diplomatique" à la crise. Selon la Maison Blanche, une déclaration "forte" de la présidence du Conseil de sécurité de l'Onu devrait précéder d'éventuelles sanctions.
8 mars : Les Etats-Unis estiment que Téhéran a assez de gaz d'uranium pour fabriquer après son enrichissement dix bombes nucléaires.
L'AIEA ouvre la voie à des actions possibles du Conseil de sécurité de l'Onu contre l'Iran. Les Etats-Unis annoncent que le Conseil se réunira dès la semaine suivante à New York. L'Iran menacent de prendre des mesures de représailles, notamment sur le pétrole. Selon Mohamed ElBaradei, le directeur de l'AIEA, un accord politique reste possible et appelle toutes les parties à "baisser le ton".
7 mars : La Maison Blanche rejette l'idée que l'Iran puisse enrichir de l'uranium sur son sol.
6 mars : Réunion du conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), en Autriche. Celle-ci pourrait ouvrir la voie à une action du Conseil de sécurité de l'ONU contre Téhéran.
3 mars : La "réunion de la dernière chance" à Vienne entre les chefs de la diplomatie britannique, français et allemand et le négociateur en chef iranien se solde par un échec.
27 février : Dans un rapport remis aux trente-cinq Etats du conseil des gouverneurs de l'AIEA, qui doivent se réunir le 6 mars, l'agence annonce que l'Iran a commencé à tester des centrifugeuses, franchissant ainsi une nouvelle étape de son programme nucléaire.
26 février : L'Iran et la Russie parviennent à un « accord de principe » sur la création d'une société conjointe, basée en Russie, qui serait chargée de fournir de l'uranium enrichi aux installations nucléaires iraniennes. Rois jours plus tard, les négociations achoppent sur la question du moratoire sur l'enrichissement en Iran, exigé par Moscou et rejeté par Téhéran.
20 et 21 février : Une délégation iranienne est reçue à Moscou pour sortir de la crise. Un projet de compromis, élaboré par les Russes, suggère à Téhéran de procéder en Russie à l'enrichissement de l'uranium nécessaire à la production nucléaire d'électricité. Ce plan est approuvé par la communauté internationale mais les Iraniens émettent des réserves.
14 février : Téhéran confirme la reprise, à petite échelle, de ses travaux d'enrichissement à Natanz (centre).
6 février : Le Washington Post publie les plans d'un puits qui pourrait servir à des essais militaires en profondeur, peut-être nucléaires, en Iran. Ces plans, obtenus d'un disque dur en farsi, ont été communiqués par les services de renseignement américains l'an dernier à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)
5 février : L'Iran cesse l'application du protocole additionnel du Traité de Non-Prolifération.
4 février : Le conseil des gouverneurs de l'AIEA décident de transmettre le dossier nucléaire iranien au Conseil de sécurité de l'Onu. La résolution est adoptée par 27 voix pour, 3 contre et 5 abstentions. Aussitôt, Téhéran répond qu'il va reprendre ses activités d'enrichissement d'uranium à grande échelle et limiter sa coopération volontaire avec l'AIEA. Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, ordonne de cesser l'application du régime de contrôle renforcé de son programme nucléaire alors que son pays s'y soumettait jusqu'alors dans le cadre du protocole additionnel au TNP.
3 février : La Chine votera, comme l'Union européenne, en faveurd'une résolution du conseil des gouvernneurs de l'AIEA déférant l'Iran devant le Conseil de sécurité de l'Onu, selon Javier Solana, haut représentant de l'UE pour la politique étrangère. L'Iran, de son côté, prévient qu'une telle résolution aura pour effet de "tuer" la proposition de compromis russe sur l'enrichissement d'uranium.
1er février : Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu ont élaboré un projet de résolution demandant à l'AIEA de renvoyer l'Iran devant ce conseil au sujet de son programme nucléaire.
31 janvier : Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, menace de ne pas appliquer le "protocole additionnel" qui autorise l'AIEA à mener des inspections poussées du programme nucléaire iranien si son dossier est transmis au Conseil de sécurité de l'Onu.
30 janvier : Le Venezuela apporte son soutien à Téhéran dans la crise nucléaire. Selon le ministre vénézuélien de l'Energie, Rafael Ramirez, "tous les pays sont souverains".
28 janvier : L'Iran appelle les Occidentaux à ne pas renvoyer le dossier nucléaire devant le Conseil de sécurité, affirmant que les pourparlers avec la Russie sur un compromis nécessitent "plus de temps".
27 janvier : L'Iran promet de laisser les inspecteurs de l'AIEA visiter l'ancien siège militaire de Lavizan. Une promesse perçue comme une concession par la communauté internationale.
25 janvier : L'Iran est  favorable à la proposition de Moscou d'enrichissement de son uranium en Russie, ce qui pourrait représenter une solution de sortie de crise. Téhéran menace toutefois de se lancer lui-même dans cette activité si le Conseil de sécurité de l'Onu est saisi.
21 janvier : Le ministre israélien de la Défense, Shaoul Mofaz, avertit qu'Israël ne tolérera pas que l'Iran "se dote de l'option nucléaire".
19 janvier : Téhéran met en garde l'Occident contre une crise pétrolière due à une hausse des prix du pétrole en cas de sanctions économiques contre l'Iran.
18 janvier : La troïka européenne demande à l'AIEA une réunion extraordinaire le 2 févier de son conseil des gouverneurs sur le programme nucléaire iranien.
16 janvier : La chaîne de télévision américaine CNN est interdite en Iran pour une erreur de traduction qui avait fait dire au président que l’Iran voulait la bombe atomique. Après avoir formulé des excuses, la diffusion de la chaîne est réautorisée le lendemain.
La troïka européenne (Allemagne, France et Royaume-Uni), chargée de la négociation avec l’Iran, demande une réunion extraordinaire les 2 et 3 février du conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA)
15 janvier : Téhéran affirme que « la République islamique n’a pas peur » d’une saisine du Conseil de sécurité, et avertit que des sanctions pouvaient entraîner une flambée du prix du pétrole
11 janvier : La troïka européenne demande l’implication du Conseil de sécurité des Nations unies dans le dossier nucléaire iranien. Une démarche appuyée par les Etats-Unis.
10 janvier : L'Iran lève les scellés de plusieurs centres de recherche nucléaire, provoquant une vague de condamnations occidentales.
3 janvier : L’Iran annonce qu’il va « démarrer ses recherches sur la technologie du combustible nucléaire dans quelques jours, précisant le lendemain que ce n’est pas « négociable »

2005

25 décembre : L’Iran fait savoir qu’il rejette la proposition de Moscou de procéder en Russie aux opérations d’enrichissement d’uranium
16 décembre : L’UE menace l’Iran de sanctions
14 décembre: George W. Bush qualifie l'Iran de "réelle menace" et réaffirme que la République islamique fait partie d'un "axe du mal" de pays soutenant le terrorisme et cherchant à se doter d'armes de destruction massive.
Le président Mahmoud Ahmadinejad affirme que l'Holocauste est un "mythe" utilisé par les Européens pour créer un Etat juif au cœur du monde islamique.
18 novembre: L'Iran empêche toujours les inspecteurs de l'AIEA d'accéder à des sites militaires cruciaux, affirme un rapport de l'AIEA.
2 novembre: L'Iran autorise les inspecteurs nucléaires de l'ONU à effectuer une visite dans un site de haute sécurité.
27 octobre: Israël estime que l'Iran n'a plus sa place à l'ONU
26 octobre: Le président Mahmoud Ahmadinejad affirme qu'"Israël doit être rayé de la carte".
16 octobre: L'Iran réaffirme qu'il refuse de suspendre de nouveau ses activités nucléaire.
7 octobre: L'Iran menace de mettre un terme aux inspections menées par l'AIEA.
Le prix Nobel de la paix 2005 est attribué à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et à son chef, l'Egyptien Mohamed ElBaradei, pour leurs efforts contre la prolifération des armes nucléaires.
27 Septembre: Téhéran menace de reprendre l'enrichissement d'uranium, en riposte aux tentatives de renvoyer le dossier devant le Conseil de sécurité de l'Onu.
25 septembre: L'Iran rejette la résolution de l'AIEA, estimant que le texte est "politique, illégal et illogique".
24 septembre: Le Conseil des gouverneurs de l'AIEA approuve une résolution d'origine européenne appelant à la saisine du Conseil de sécurité de l'ONU sur le dossier nucléaire iranien.
8 août: L'Iran reprend la conversion à Ispahan.
5 août: Les Iraniens rejettent comme « inacceptables » et « insultantes » 34 pages de propositions européennes de coopération, qui leur refusent la conversion et l'enrichissement
4 août: Les Européens demandent la convocation urgente de l'AIEA.

2004

13 décembre : des négociations avec l’UE-3 (France, Allemagne et Grande-Bretagne) commencent
30 novembre : Téhéran annonce qu’il reprendra à terme l’enrichissement auquel il « ne renoncera jamais ».
22 novembre : La suspension de l’enrichissement d’uranium entre en vigueur.
15 novembre : L’Iran accepte de suspendre l’enrichissement contre une promesse européenne de coopération nucléaire, politique et commerciale.
21 septembre : Téhéran annonce avoir commencé la conversion de 37 tonnes de minerai d’uranium.
18 septembre : L’AIEA réclame la suspension de toutes les activités liées à l’enrichissement d’uranium. 1er septembre : L’AIEA s’inquiète de l’intention déclarée de l’Iran de procéder à des tests directement liés à l’enrichissement d’uranium.
1er juin : L’AIEA affirme avoir découvert en Iran de nouvelles traces d’uranium enrichi à un taux supérieur aux besoins civils.
4 avril : L’Iran dément posséder des sites nucléaires secrets et soutient que la mise en service expérimentale du site de conversion d’Ispahan ne viole pas ses engagements.

2003

18 décembre : L’Iran signe à Vienne le protocole additionnel au Traité de Non-Prolifération nucléaire (TNP).
26 novembre : L’AIEA adopte une résolution qui stigmatise l’Iran pour avoir manqué à ses obligations.
10 novembre : Un rapport interne de l’AIEA estime qu’ « actuellement, il n’y a pas de preuve que l’Iran met au point l’arme nucléaire ».
21 octobre : L’Iran accède à toutes les exigences de l’AIEA après une visite sur place des ministres français, allemand et britannique des Affaires étrangères : coopération « totale » avec l’agence, suspension de l’enrichissement d’uranium, contrôle renforcé des activités nucléaires.
12 septembre : L’AIEA demande à l’Iran de prouver qu’il ne met pas au point l’arme nucléaire avant le 31 octobre mais le régime islamique rejette l’ultimatum.
26 août : L’Onu fait état de traces types d’uranium hautement enrichi, non nécessaires aux programmes civils.
19 juin : L’AIEA demande que l’Iran applique un protocole additionnel au TNP qui permettrait des inspections surprises de ses sites nucléaires.
21 février : Le directeur général de l’AIEA, Mohammed ElBaradei, se rend à Téhéran pour vérifier que le programme nucléaire y est à vocation civile et qu’il ne vise pas à mettre au point la bombe atomique.
9 février : Le président iranien, Mohammed Khatami, annonce que l’Iran produira son propre combustible nucléaire pour ses futures centrales civiles.

2002

12-13 décembre : Les télévisions américaines diffusent des photos satellites qui révèlent l’existence de deux sites nucléaires en Iran qui pourraient avoir une finalité militaire : l’un à Arak (sud-ouest de Téhéran) et l’autre à Natanz (centre du pays). L’Iran accepte une inspection de l’AIEA.