« This is America » (J-6) : Les factures salées de Donald Trump, Joe Biden « flingué » et toujours le coronavirus

MAISON BLANCHE Devenez incollable sur la présidentielle américaine grâce à « 20 Minutes »

Florence Floux
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Donald Trump, le 27 octobre 2020.
Donald Trump, le 27 octobre 2020. — Brendan Smialowski / AFP

Demandez le programme ! Avec This is America, son rendez-vous quotidien d’actualité internationale, 20 Minutes vous briefe au mieux pour suivre au jour le jour la campagne américaine. Ce mercredi, nous nous penchons sur des paroles malheureuses, sur les frais des entreprises de Donald Trump et de  Joe Biden et sur le coronavirus.

Le fric (des contribuables), c’est chic

Des millions de dollars. Et même 8,1 millions de dollars, pour être plus précise. Ce mardi, le Washington Post a révélé que les entreprises de Donald Trump auraient perçu ce montant phénoménal... de la part des contribuables américains, du parti républicain et de ses soutiens. En se rendant dans ses résidences hôtelières plus de 280 fois au cours de son mandat, le chef d’Etat aurait effectivement réussi à facturer de nombreux frais hôteliers ou de bouche à des entreprises lui appartenant.

Exemple en 2018, selon le Post, lorsqu’il reçoit le Premier ministre japonais Shinzo Abe dans sa résidence de Mar-a-Lago en Floride, alors qu’il s’agit d’une visite officielle qui aurait pu se tenir à la Maison Blanche. L’entreprise de Donald Trump aurait facturé les nuits, mais aussi les repas et les fleurs, d’après le quotidien américain, soit environ 36.200 dollars de dépenses supplémentaires qui s’ajoutent au budget déjà existant de la Maison Blanche. D’après le Washington Post, depuis 2017, les entreprises de Donald Trump ont également « facturé aux contribuables des chambres d’hôtel, des salles de réceptions, des bungalows, villas, voiturettes de golf, bougies, meubles, palmiers, steaks, cakes au chocolat, buffets de petit-déjeuner, des bouteilles de vin et liqueur (…) pour accueillir l’administration Trump ».


Ce n’est pas la première fois que des confits d’intérêts sont dénoncés concernant Donald Trump (et sa famille), mais les chiffres n’avaient jusqu’ici pas été révélés…

Oops, I did it again

Des paroles pour le moins malheureuses… Lors d'un discours de campagne prononcé dans le Michigan, Donald Trump s’en est à nouveau pris à son adversaire Joe Biden en affirmant qu’au bout de trois semaines au pouvoir, le démocrate se ferait « flinguer ». « Kamala Harris, êtes-vous prête ? » [à remplacer Joe Biden en cas de décès], a demandé Donald Trump à la tribune, ajoutant : « C’est la personne la plus à gauche du Sénat, à côté d’elle, Bernie Sanders passe pour un conservateur. »


A moins d’une semaine de l’élection, tous les coups sont désormais permis. Donald Trump a tenté ici d’exploiter la « peur du gauchiste » de son électorat, qui pourrait se laisser tenter par Joe Biden. Mal en point dans les sondages, le président américain veut reconquérir ses électeurs de 2016. Néanmoins, certains ont vu dans les paroles du président une façon de donner des idées à certains esprits chagrins en cas de victoire de Joe Biden… Bonne ambi.

Le bal des masqués, ohé ohé

Difficile d’échapper au coronavirus, y compris (surtout ?) aux Etats-Unis. Véritable bête noire du président américain, qui accuse les médias de ne parler que de ça, l’épidémie de Covid-19 se trouve logiquement au centre de la campagne de son adversaire, Joe Biden. Le démocrate doit s’exprimer ce mercredi sur son programme pour enrayer l’épidémie, mais aussi sur ses propositions concernant le système de santé.

L’équipe de campagne de Joe Biden met le paquet sur ce thème depuis la contamination de Donald Trump au coronavirus. L’ancien vice-président de Barak Obama doit auparavant s’entretenir avec une équipe de scientifiques et d’épidémiologistes. Le but est simple et toujours le même : se présenter comme l’anti-Trump. Pour cela [et contrairement à Donald Trump], Joe Biden fait moins de déplacements, par soucis sanitaires, porte toujours un masque et donne foi à ce que peuvent dire les médecins au sujet de l’épidémie [à tel point que le président s’est moqué de lui pour sa façon d'« écouter les scientifiques »].

Les derniers sondages montrent que les Américains sont très inquiets de la situation de l’épidémie et estiment majoritairement qu’elle a été mal gérée par le gouvernement. De là à faire basculer l’élection en faveur des démocrates ?