Caricatures : La Libye dénonce les propos d’Emmanuel Macron et réclame des « excuses »

DIPLOMATIE Le président français essuie depuis plusieurs jours un flot de critiques et de protestations dans le monde musulman

20 Minutes avec AFP

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Le Gouvernement libyen d'union nationale (GNA) a
Le Gouvernement libyen d'union nationale (GNA) a — Ashraf Amra / Apaimages/SIPA

Le gouvernement libyen d’union nationale (GNA) a « dénoncé avec fermeté » les propos d’Emmanuel Macron sur la liberté de caricaturer le prophète Mahomet, ce lundi. Le ministère des Affaires étrangères du pays a indiqué que ces mots « nuisent aux relations entre la France et le monde musulman et nourrissent les sentiments de haine pour des gains politiques ».

Soutenu par la Turquie dans la lutte entre pouvoirs rivaux libyens, le GNA, reconnu par l’ONU, a appelé Emmanuel Macron « à revenir sur ses propos provocateurs » et à « présenter ses excuses à près d’un 1,3 milliard de musulmans dans le monde ». Selon Tripoli, l’extrémisme que le président français utilise comme « prétexte » pour insulter le prophète Mahomet « n’est aucunement lié à l’islam mais à des groupes extrémistes qui utilisent l’islam pour mener des actes terroristes ».

Protestations dans le monde musulman

Le président français essuie depuis plusieurs jours un flot de critiques, alimenté en premier lieu par le président turc Recep Tayyip Erdogan, et de protestations dans le monde musulman en raison de propos tenus lors de l’hommage national rendu la semaine passée à Samuel Paty, professeur décapité dans un attentat islamiste le 16 octobre pour avoir montré des caricatures du prophète en classe.

Lors de cet hommage, Emmanuel Macron avait promis que son pays continuerait de défendre ce genre de caricatures. Des manifestations pour dénoncer ces propos ont eu lieu dans plusieurs villes de Libye, dont une qui a réuni environ 70 personnes dimanche à Tripoli.