« This is America » (J-11) : Joe Biden menacé de mort, la Russie revient dans la campagne et des électeurs flippés

MAISON BLANCHE Devenez incollable sur la présidentielle américaine grâce à « 20 Minutes »

Florence Floux

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Joe Biden lors du dernier débat face à Donald Trump, le 22 octobre 2020.
Joe Biden lors du dernier débat face à Donald Trump, le 22 octobre 2020. — JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Demandez le programme ! Avec This is America, son rendez-vous quotidien d’actualité internationale, 20 Minutes vous briefe au mieux pour suivre au jour le jour  la campagne américaine. Ce vendredi, nous nous penchons sur les menaces de mort concernant Joe Biden, des soupçons d’ingérence russe (encore) et des électeurs de Floride un peu traumatisés.

Dans la ligne de mire

La violence s’invite dans la campagne. Plusieurs faits évoqués dans la presse américaine laissent penser que plus l’élection se rapproche, plus les esprits s’« échauffent ». Un jeune homme de 19 ans qui avait menacé de mort Joe Biden sur les réseaux sociaux il y a plusieurs mois, cherchait apparemment bel et bien à l’assassiner.

D’après les enquêteurs, il s’était non seulement procuré un fusil AR-15 (bien connu des tueurs de masse aux Etats-Unis) mais avait aussi fait des recherches sur l’adresse du candidat et des lunettes à vision nocturne… Lorsqu’il a été arrêté en Caroline du Nord en mai, la police a fait d’autres découvertes dans son van, véritable caverne d’Ali Baba pour sociopathe : quatre fusils, un pistolet 9 mm, des explosifs et un manuel pour fabriquer une bombe ainsi que 500.000 dollars qu’il aurait tirés d’un héritage. Etant donné qu’il fait également face à des accusations de détention d’images à caractère pédopornographique, il ne devrait pas recouvrer la liberté avant le scrutin du 3 novembre…

Un deuxième homme a été placé en garde à vue après avoir déposé chez un voisin qui affichait son soutien à Joe Biden et Kamala Harris une lettre menaçant de mort les deux colistiers démocrates. « J’étais bouleversé par la situation politique », a indiqué cet homme de 42 ans, vivant dans le Maryland. D’après le Secret service, en charge de la sécurité du président américain et des candidats à la présidentielle, il affirmait dans son courrier que « Papy Biden » et Kamala Harris seraient tous les deux attaqués et exécutés. De son côté, le Secret service a indiqué prendre toutes les menaces au sérieux.

Des piratages qui viennent du froid

Le spectre de la Russie plane toujours sur la présidentielle. Alors que le directeur du renseignement américain a accusé mercredi soir la Russie et l’Iran d’avoir mis la main sur les données de certains électeurs américains, c’est bien la Russie qui semble le plus inquiéter outre-Atlantique. Des sources officielles ont confié à la presse américaine que la patrie de Vladimir Poutine aurait pour projet de pirater des sites américains en lien avec la campagne. Le FBI et les différents services de sécurité intérieure des Etats-Unis redoutent une intensification de ces tentatives dans la dernière ligne droite avant le 3 novembre, mais également après, si les résultats ne sont pas connus rapidement ou s’ils sont très serrés. D’après ces sources, le but serait de privilégier Donald Trump.

Mercredi, les services de sécurité américains avaient annoncé que des hackers russes avaient tenté de pirater des douzaines de réseaux fédéraux et locaux, notamment, au cours du mois de septembre. Certaines cibles seraient liées au vote du 3 novembre. Pour le moment, rien n’indique que ces piratages aient pu changer quoi que ce soit, mais les services redoutent ce qui pourrait se produire après la date du scrutin.

En 2016, le renseignement américain avait rendu publics ses soupçons d’ingérence russe dans la présidentielle américaine (on vous a beaucoup parlé du Russiagate sur 20 Minutes) et de collusion entre la Russie et l’équipe de campagne de Donald Trump. L’année 2020 ne fera-t-elle pas exception ?

I’ll be watching you

Sale ambiance en Floride. Les électeurs d’un bureau de vote de St Petersburg ont eu la bonne surprise de voir arriver deux hommes armés habillés en vigiles. Ces deux individus auraient déclaré avoir été engagés par la campagne de Donald Trump pour assurer la sécurité du bureau de vote. Vérification faite, personne ne les avait embauchés. La police a annoncé que des patrouilles surveilleront désormais cinq bureaux de vote de la région, au cas où ces hommes (ou d’autres) reviendraient…

Cette histoire intervient après que le président américain a appelé lors du premier débat tous ses électeurs à se rendre dans les bureaux de vote pour surveiller ce qui s’y passe. Donald Trump est d’ailleurs lui-même attendu ce vendredi en meeting dans le Sunshine State.