« This is America » (J-12) : L'heure du dernier débat entre Trump et Biden a sonné, le patron du FBI sur la sellette et Borat s'invite dans la campagne

MAISON BLANCHE Devenez incollable sur la présidentielle américaine grâce à « 20 Minutes »

Florence Floux

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Donald Trump et Joe Biden lors du premier débat, le 29 septembre 2020.
Donald Trump et Joe Biden lors du premier débat, le 29 septembre 2020. — JIM WATSON, SAUL LOEB / AFP

Demandez le programme ! Avec This is America, son rendez-vous quotidien d’actualité internationale, 20 Minutes vous briefe au mieux pour suivre au jour le jour  la campagne américaine. Ce jeudi, nous parlons du débat de ce soir, du directeur du FBI et de Rudy Giuliani aux prises avec Borat.

Qui de nous deux

On espère que vous êtes prêts pour le grand événement de cette nuit. Comme vous le disait notre correspondant aux Etats-Unis, le dernier débat qui va opposer ce jeudi soir Donald Trump à Joe Biden pourrait tout changer. Rappelons que le démocrate fait toujours la course en tête dans les sondages, mais que Donald Trump peut bien entendu toujours gagner.

Le républicain va donc tenter de convaincre les électeurs encore indécis, alors que des millions d’Américains ont déjà voté. L’équipe de Donald Trump lui a cette fois-ci conseillé de ne pas interrompre son rival (contrairement au premier débat), tout en essayant de le faire sortir de ses gonds en parlant de son fils Hunter Biden. En somme, passer à l’offensive sans être agressif. Dans le camp démocrate, la tactique demeure la même, comme on vous l'expliquait il y a quelques jours : rester calme face aux attaques (y compris sur sa famille) et mettre l’accent sur la gestion de la crise du coronavirus.

Donald Trump, qui a tenté cette semaine de rattraper son retard dans les enquêtes d’opinion en sillonnant les Etats-Unis, a eu peu de temps pour se préparer au débat de ce jeudi, contrairement à Joe Biden. De courtes séances mercredi auront-elles suffi ? Réponse ce jeudi soir grâce à notre live (dès 3 heures du matin). Faites chauffer le café.

Le patron du FBI, bientôt porté disparu ?

Le FBI apparaît de nouveau dans l’élection américaine. On se souvient tous de James Comey annonçant onze jours avant le scrutin de 2016 la réouverture d’une enquête sur les mails d’Hillary Clinton… Eh bien Donald Trump aimerait beaucoup que ce scénario se rejoue cette année concernant les dernières révélations du New York Post sur des mails trouvés sur l’ordinateur de Hunter Biden, le fils de Joe Biden (dont on vous a déjà parlé). D’après la presse américaine, Donald Trump serait en train d’envisager de virer purement et simplement le directeur du FBI, Christopher Wray, dès le lendemain du 3 novembre, puisqu’il n’a pour le moment rien fait de tel.

Le mécontentement du président ne s’arrête pas là et s’étend jusqu’au ministre de la Justice, William Barr. En début de semaine, Donald Trump pressait en direct sur Fox News son ministre de nommer un procureur spécial afin d’ouvrir une enquête sur Joe et Hunter Biden pour corruption. Depuis, rien n’a été fait.

Pure frustration ou menace de la part de la Maison Blanche ? Rappelons que pour le moment, Donald Trump a refusé de s’engager à accepter les résultats du 3 novembre.

Greeaaaaat success ?

Décidément, 2020 n’est pas l’année de Rudy Giuliani. Après plusieurs révélations plutôt embarrassantes pour l’avocat de Donald Trump (notamment en lien avec les services de renseignement russe), c’est maintenant Borat qui semble lui attirer des ennuis. L’ancien maire de New York apparaît dans le film de Sacha Baron Cohen qui sort vendredi. Rudy Giuliani y aurait été piégé par l’humoriste anglais lors d’une fausse interview. Dans le dernier opus de son œuvre, mettant en scène un personnage originaire du Kazakhstan, Rudy Giuliani apparaîtrait se tenant les parties intimes à travers son pantalon devant une journaliste (qui est donc en fait une comédienne)… La scène a été tournée à l’aide de caméras cachées, comme Sacha Baron Cohen en a l’habitude.

Rudy Giuliani qui a d’abord cru répondre aux questions d’une jeune femme concernant la gestion de la pandémie, a été surpris par l’irruption de Sacha Baron Cohen en porte-jarretelles dans la chambre d’hôtel où était organisée l'« interview ». Il aurait alors appelé la police, obligeant l’équipe de tournage à s’enfuir en laissant tout son matériel sur place. L’ancien maire de New York s’est défendu mercredi sur Twitter de tout geste déplacé envers la jeune femme, contrairement à ce que l’on pourrait voir dans le film. « Je replaçais ma chemise après avoir enlevé mon micro », indique-t-il.

L’objectif du film de Sacha Baron Cohen est très simple : décrédibiliser Donald Trump et les républicains et encourager les Américains à aller voter, à environ dix jours de l’élection. Dans une interview accordée au New York Times, celui qui s’exprime très rarement (sous sa véritable identité) dans les médias a déclaré qu’avec ce film-ci, il « devait tirer la sonnette d’alarme et dire que la démocratie est en danger cette année ». Les électeurs adhèreront-ils à son message ?