Cooronavirus : Donald Trump attaque violemment le docteur Fauci

POLEMIQUE Pour le locataire de la Maison-Blanche, s’il avait écouté l’immunologue les Etats-Unis auraient eu « 700.000 ou 800.000 morts »

20 Minutes avec AFP

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Le docteur Anthony Fauci et Donald Trump, à la Maison-Blanche le 17 avril 2020.
Le docteur Anthony Fauci et Donald Trump, à la Maison-Blanche le 17 avril 2020. — Alex Brandon/AP/SIPA

Donald Trump continue de s’en prendre au docteur Anthony Fauci, figure pourtant respectée aux Etats-Unis et membre de la cellule de crise de la Maison-Blanche sur le coronavirus. Les propos du président sont une nouvelle fois très virulents. « Les gens en ont marre [d’entendre parler] du Covid […] marre d’entendre Fauci et tous ces idiots », a-t-il déclaré dans un échange téléphonique lundi avec des membres de son équipe de campagne, auquel plusieurs médias américains ont eu accès.

« Ce type est un désastre »

Pour le locataire de la Maison-Blanche, le docteur Fauci « est un désastre ». « Il est là depuis 500 ans », a-t-il encore ironisé, évoquant cet expert de 79 ans reconnu mondialement, qui dirige l’Institut des maladies infectieuses. « Si nous l’avions écouté, nous aurions eu 700.000 ou 800.000 morts », a affirmé Donald Trump, tout en jugeant qu’il serait contre-productif de le limoger à l’approche de l’élection présidentielle du 3 novembre.

Cette nouvelle attaque présidentielle a suscité une vive réaction du sénateur républicain Lamar Alexander. « Le Dr Fauci est l’un des fonctionnaires les plus reconnus du pays », a-t-il tweeté, rappelant qu’il avait travaillé sous six présidents, en commençant par Ronald Reagan. « Si plus d’Américains écoutaient ses conseils, on aurait moins de cas de Covid-19 et nous serions plus en sécurité pour retourner à l’école et retourner travailler ».

Plusieurs désaccords

Le ton est souvent monté entre Trump et Fauci. Il y a une semaine par exemple, l’immunologue avait exprimé son mécontentement après l’utilisation de ses propos dans un clip de campagne de l’équipe Trump sur le coronavirus. « En près de cinq décennies de service public, je n’ai jamais publiquement soutenu aucun candidat », avait-il rappelé, déplorant de surcroît l’utilisation de déclarations sorties de leur contexte.