« This is America » (J-15) : Donald Trump aura-t-il assez d’argent ? Kamala Harris revient et la guerre pour le Texas aura bien lieu

MAISON BLANCHE Devenez incollable sur la présidentielle américaine grâce à « 20 Minutes »

Florence Floux

— 

Donald Trump le 18 octobre 2020, en campagne dans le Nevada.
Donald Trump le 18 octobre 2020, en campagne dans le Nevada. — MANDEL NGAN / AFP

Demandez le programme ! Avec This is America, son rendez-vous quotidien d’actualité internationale, 20 Minutes vous briefe au mieux pour suivre au jour le jour  la campagne américaine. Ce lundi, nous nous penchons sur la campagne de Donald Trump, Kamala Harris et l' Etat du Texas.

Money money money

Aura-t-il assez d’argent pour terminer la course ? L’équipe de campagne de Donald Trump est confrontée à un grand dilemme, à deux semaines de l’élection. Comment rattraper le retard du républicain dans les sondages alors même que la campagne est à court d’argent ? Les conseillers de Donald Trump sont actuellement en train d’étudier les possibilités pour faire mouche auprès des électeurs à moindres frais.

Il y a un peu plus d’un mois, le New York Times révélait comment la campagne de Donald Trump se trouvait niveau budget largement en avance sur son adversaire, avec 1,1 milliard de dollars dans les caisses. Mais ça, c’était avant. Six mois plus tard, 800 millions de dollars se sont évaporés (à coup de publicités télévisées onéreuses et mal ciblées et de conseillers com' grassement payés, semble-t-il). Résultat : alors que la campagne de Joe Biden croule littéralement sous l’argent, comme on vous le disait il y a quelques jours, celle de Donald Trump doit désormais faire des choix.

Le président américain s’est lancé dans un véritable marathon ces derniers jours, qui va se poursuivre ce lundi en Arizona, mardi en Pennsylvanie et mercredi en Caroline du Nord. Soit trois Etats clés dans lesquels Donald Trump ne fait pas la course en tête dans les sondages. Le président fait appel à ses bénévoles sur le terrain et multiplie les meetings et grands rassemblements de foules pour la plupart sans masque et sans distanciation… alors même que l’épidémie de coronavirus se durcit également aux Etats-Unis… Quand Joe Biden lui, lève le pied en limitant ses déplacements et multiplie les spots de campagne télévisés. Une stratégie qui fera la différence ?

Kamala Harris back on track

C’est son grand retour dans la campagne. Après que deux de ses collaborateurs ont été testés positifs au coronavirus, Kamala Harris, la colistière de Joe Biden, avait dû annuler plusieurs déplacements, par mesure de précaution sanitaire, la semaine dernière. Ce lundi signe son grand retour dans la campagne, et pour marquer le coup, elle a choisi la Floride, l’un des « swing states ».

La sénatrice de Californie a depuis été testée négative au Covid-19 par deux fois. Elle a donc décidé de reprendre sa campagne et d’occuper le terrain pendant que Joe Biden se prépare pour le dernier débat de la campagne qui doit se tenir jeudi à Nashville (Tennessee). Histoire que les Floridiens n’oublient pas les démocrates, en ce premier jour de vote anticipé…

Don’t mess with Texas

Que vont faire les Texans ? C’est une des grandes inconnues de la bataille pour la Maison Blanche. Cet Etat, véritable bastion républicain (le dernier démocrate à avoir séduit les Texans était Jimmy Carter, en 1976…), affiche une courte avance en faveur de Donald Trump dans les sondages. De quoi rendre optimistes les démocrates, et inquiéter les républicains.

Mais pourquoi le Texas pourrait-il basculer (ou pas) ? Cet Etat, le deuxième plus peuplé des Etats-Unis derrière la Californie, a connu de grands changements démographiques au fil des dernières années. En gagnant des habitants, le Texas a vu sa population urbaine augmenter, dont les communautés latino et asiatique… Et avec elles, son nombre d’électeurs démocrates (la rhétorique anti-immigrés de Donald Trump ne plaide pas vraiment en sa faveur chez les Latino-américains notamment).

Selon les dernières études, le nombre d’Américains qui ne disposent pas de l’assurance maladie a explosé lors des trois premières années de pouvoir de Donald Trump, bien avant la crise du coronavirus (qui ne risque pas d’améliorer les choses). Le Texas est l’un des Etats où ce nombre a le plus augmenté, puisque son gouverneur a décidé de réduire la couverture de Medicaid (pour les plus démunis). Or, Donald Trump et les républicains n’ont eu de cesse d’attaquer l’Obamacare (assurance santé universelle) depuis 2016. Alors qu’il leur promet depuis quatre ans la suppression et le remplacement de cette réforme de santé, sans jamais y être parvenu. Toutes ces raisons peuvent-elles faire basculer le Lone Star State ?