« This is America » (J-18) : Donald Trump criblé de dettes, un avocat et des espions russes et l'homme de l'année est en bleu

MAISON BLANCHE Devenez incollable sur la présidentielle américaine grâce à « 20 Minutes »

Florence Floux

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Donald Trump le 15 octobre 2020.
Donald Trump le 15 octobre 2020. — Brendan Smialowski / AFP

Demandez le programme ! Avec This is America, son rendez-vous quotidien d’actualité internationale, 20 Minutes vous briefe au mieux pour suivre au jour le jour  la campagne américaine. Ce vendredi nous étudions les dettes de Donald Trump, les liaisons dangereuses de Rudy Giuliani ainsi que l’homme de l’année.

Pour une poignée de dollars (de dettes)

Les mauvaises langues en parlent depuis plusieurs semaines. Donald Trump a confirmé jeudi qu’il a, comme l’avait révélé le New York Times, 400 millions de dollars de dettes. Selon certains, ce serait même la principale raison qui pousserait le milliardaire new yorkais à briguer un second mandat car ces dettes arrivent à échéance… en 2021. Le constat ? Le programme de Donald Trump pour les quatre prochaines années est vide, et ce n’est pas une façon de parler. Y compris sur son propre site de campagne (attention à la crise d’épilepsie). Impossible d’y trouver les propositions de Donald Trump pour un futur mandat, seules sont consultables ses « promesses tenues » depuis 2016.

Il n’en fallait pas plus pour que beaucoup s’interrogent sur les motivations du président sortant. D’autant que le New York Times affirme également qu’il a emprunté de l’argent à des puissances étrangères, notamment la Russie mais aussi à la Turquie et à l’Arabie saoudite, au mépris de la loi. Sur cette question précise, Donald Trump a jeudi soir indiqué qu’il s’agit de fausses accusations, balayant également les 400 millions de dettes d’un revers de main : « Ces 400 millions de dollars, par rapport à mon patrimoine, ce sont des cacahuètes. » Problème :  le magazine Forbes publie ce vendredi des documents qui pourraient prouver que les dettes de Donald Trump s’élèvent en réalité à un milliard de dollars…

Rudy, « A message to you »

D’après de récentes informations, les services de renseignement américains auraient averti la Maison Blanche l’an dernier que l’avocat personnel de Donald Trump (et ancien maire de New York), Rudy Giuliani, était la cible d’une opération des services russes, dans le but d’influencer le président américain en lui donnant de mauvaises informations. Selon des sources proches du dossier, des communications entre Rudy Giuliani et des personnes en contact avec les services de renseignement russes auraient été interceptées lors d’un voyage de l’ancien maire de New York en Ukraine, en 2019.

Une situation qui a tellement inquiété les services américains que le conseiller national à la sécurité de Donald Trump, Robert O’Brien, a dû personnellement le mettre en garde contre son avocat. Ce à quoi Donald Trump aurait répondu en haussant les épaules : « Oui, c’est Rudy. »

Cette affaire revient actuellement sur le devant de la scène à cause des informations sorties mardi par le New York Post, dont nous vous avons déjà parlé. Le voyage de Giuliani en Ukraine avait pour but de chercher des preuves que Hunter Biden, le fils de Joe Biden, avait essayé de monnayer une rencontre avec son père alors que celui-ci était vice-président, avec l’entreprise Burisma, où il travaillait alors. Joe Biden a démenti cette semaine la réalité d’une telle rencontre, mais cette histoire devrait encore rebondir.

L’homme bleu de l’année

Qui est l’homme de l’année ? D’après Blue magazine, une revue qui se dit indépendante à destination des forces de l’ordre, il s’agit de Donald Trump. L’équipe de campagne du président a profité de cette mise à l’honneur pour communiquer abondamment sur le sujet tout en expliquant que « Joe Biden, et la gauche radicale ont tourné le dos aux héros américains vêtus de bleu ».

L’année 2020 est particulièrement marquée par le débat sur les violences policières et le racisme aux Etats-Unis. Face à l’ampleur des manifestations partout dans le pays, notamment à la suite de la mort de George Floyd, le président américain avait annoncé une réforme considérée comme limitée des forces de l’ordre en juin.