Présidentielle américaine : Twitter bloque un article controversé sur Biden, puis s’excuse

POLEMIQUE Facebook et Twitter ont bloqué un article du « New York Post » sans fournir dans un premier temps d’explications

20 Minutes avec AFP

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L'oiseau représentant Twitter.
L'oiseau représentant Twitter. — STRF/STAR MAX/IPx/AP/SIPA

L’aveu de Jack Dorsey, le patron de Twitter est on ne peut plus clair : bloquer le partage de l’adresse Internet d’un article du New York Post sur Joe Biden avec zéro contexte expliquant pourquoi est « inacceptable ». « Notre communication n’a pas été super » est-il même allé jusqu’à reconnaître mercredi, à la fin d’une journée de polémique autour de cet article controversé, dont Facebook et Twitter ont limité le partage en ligne.

A seulement trois semaines de la présidentielle, le journal conservateur a publié des e-mails qui auraient été récupérés illégalement sur un ordinateur contenant des messages, des photos et des vidéos personnelles du fils de Joe Biden, Hunter Biden. Ces messages relancent des accusations lancées contre le candidat démocrate à la Maison-Blanche par le camp de Donald Trump, selon qui il aurait aidé le groupe gazier ukrainien Burisma à échapper à des enquêtes pour corruption.

Des éléments piratés dans l’article

Pour se rattraper, mercredi soir, le compte de Twitter dédié à la sécurité de la plateforme a détaillé sa décision de bloquer le partage de l’article, en public ou en privé : « L’article contient des images avec des informations privées, comme des adresses e-mails et des numéros de téléphone, qui enfreignent nos règles ». L’article contient aussi des éléments piratés, or, depuis 2018, le règlement de Twitter « interdit l’utilisation de nos services pour distribuer des contenus obtenus sans autorisation »

« Nous ne voulons pas encourager le piratage en autorisant la diffusion de documents obtenus illégalement », continue l’entreprise basée à San Francisco, qui admet cependant « avoir encore du travail » pour clarifier l’application de ses propres règles. Twitter a rappelé que discuter de l’article n’était pas interdit, seulement le partage des documents.

Ces explications ne devraient pas calmer les opposants à Joe Biden. De nombreux Républicains ont accusé Twitter et Facebook de censure pendant la journée de mercredi. « (C’est) si affreux que Twitter et Facebook aient retiré l’article sur les courriels "armes du crime" liés à Joe Biden l’endormi et son fils, Hunter, dans le New York Post », s’est de son côté indigné Donald Trump sur son réseau favori.