Coronavirus : La Banque mondiale débloque 12 milliards de dollars pour les vaccins

TRAITEMENT L’objectif est de garantir aux pays en développement l’accès rapide aux traitements contre le coronavirus

20 Minutes avec AFP
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Un infirmier se faisant vacciner (illustration).
Un infirmier se faisant vacciner (illustration). — Emrah Gurel/AP/SIPA

Les futurs traitements contre le Covid-19 ne vont pas manquer de financements. La Banque mondiale a approuvé mardi un plan d’aide de 12 milliards de dollars pour garantir aux pays en développement l’accès rapide aux vaccins quand ils seront disponibles.

Cette enveloppe servira à « financer l’achat et la distribution de vaccins, de tests et de traitements Covid-19 pour leurs citoyens », a précisé l’institution. Ce financement pourrait permettre de vacciner « jusqu’à un milliard de personnes », a-t-elle ajouté.

Un soutien également technique

La Banque mondiale compte envoyer « le signal à l’industrie de la recherche et pharmaceutique que les citoyens des pays en développement doivent également avoir accès à des vaccins Covid-19 sûrs et efficaces ». Elle apportera en outre un soutien technique pour préparer les pays au déploiement de vaccins à grande échelle, en coordination avec les partenaires internationaux.

Ce financement fait partie d’un paquet d’aide du Groupe de la Banque mondiale allant jusqu’à 160 milliards de dollars jusqu’en juin 2021 pour aider les pays en développement à lutter contre le coronavirus. « L’accès à des vaccins sûrs et efficaces et à des systèmes de distribution renforcés est essentiel pour modifier le cours de la pandémie et aider les pays confrontés à des impacts économiques et budgétaires catastrophiques à progresser vers une reprise résiliente », a déclaré David Malpass, le président de l’institution de Washington.

L’importance d’anticiper

Alors que les vaccins ne sont pas encore commercialisés, David Malpass avait aussi relevé en septembre dans un entretien au Figaro, la nécessité d’anticiper « car le processus de distribution d’un vaccin est complexe ». Il faisait alors valoir l’expérience « solide » de la Banque mondiale en matière de programmes de vaccination, avec la polio, la rougeole ou encore en matière de gestion de crise comme celle d’Ebola.