Coronavirus : Cinq paquebots de luxe sur le point d'être démolis en Turquie

CHANTIER Par ailleurs, l’activité du chantier naval d’Aliaga a augmenté de 30 % depuis le début de la crise sanitaire

20 Minutes avec agence

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Un bateau de croisière. (Illustration)
Un bateau de croisière. (Illustration) — Fraser Gray/Shutterstock/SIPA

La crise du Covid-19 a porté un coup dur au secteur de la croisière. Cinq paquebots de luxe sont en cours de démantèlement dans le chantier naval d’Aliaga, à l’ouest de la Turquie, rapporte CNN, relayé par Slate. C’est l’une des trois destinations, avec Alang en Inde et Gadani au Pakistan, pour les navires dont les propriétaires veulent se débarrasser. Ils sont désossés et leur ferraille est ensuite vendue.

L’activité de croisière est stoppée aux Etats-Unis depuis mars dernier et provisoirement rouverte en Europe avec l’application de nouvelles réglementations. Cette situation contraste avec les carnets de commandes qui ont été remplis avant la crise. Si bien que certaines compagnies se retrouvent avec de nombreux paquebots à quai et décident d’en mettre à la casse, précise Slate. Le groupe Carnival, un des grands acteurs américains du secteur, va céder 18 navires dans les prochains mois.

30 % d'activité en plus

Sur le chantier d’Aliaga, on ne chôme pas. L’activité a augmenté de 30 % depuis la crise sanitaire du coronavirus. « Quand les navires n’ont pas pu trouver d’occupation, les compagnies se sont tournées vers le démantèlement », explique Kamil Onal, président d’une association d’industriels de recyclage de navires, à l’agence Reuters.

Plusieurs tonnes d’acier supplémentaires vont sortir des ateliers d’Aliaga. Pour démanteler ces imposants navires, il faut environ six mois. 2.500 ouvriers travaillent sur ces chantiers.