Mexique : Une statue de Christophe Colomb retirée par les autorités à Mexico

HISTOIRE Des militants avaient menacé de retirer eux-mêmes la statue de l’avenue lors d’une manifestation organisée ce lundi

20 Minutes avec agences
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Une statue de Christophe Collomb. (Illustration)
Une statue de Christophe Collomb. (Illustration) — Rafael Ben-Ari/Cham/NEWSCOM/SIPA

Une statue de Christophe Colomb a été retirée ce samedi d’une grande avenue de Mexico ( Mexique). Le monument a été démonté et retiré après une demande des autorités de le soumettre « à un examen et à une éventuelle restauration », selon un communiqué du ministère de la Culture.

Plusieurs groupes de militants avaient annoncé quelques jours auparavant leur intention de démonter la statue lors d’une manifestation prévue ce lundi. Sous le mot d’ordre « Nous la ferons tomber », elle devait être retirée le jour de la commémoration de l’arrivée de l’explorateur en Amérique en 1492. Christophe Colomb est en effet aujourd’hui associé à des exactions commises par les Européens envers les Amérindiens.

La maire de Mexico encourage une « réflexion collective »

Outre la statue de l’explorateur, quatre statues de frères franciscains, dont l’Espagnol Bartolomé de las Casas, ont également été déplacées en vue d’une restauration. La maire de Mexico a laissé entendre, lors d’une conférence de presse, qu’une fois restauré, le monument pourrait ne pas être remonté sur l’avenue, où il avait été installé en 1877.

« Cela vaudrait peut-être la peine […] de réfléchir collectivement à ce que Colomb représente, en particulier pour l’année prochaine », a-t-elle déclaré. En 2021, le Mexique fêtera le 200e anniversaire de l’Indépendance du pays et le 500e anniversaire de l’invasion européenne avec la chute de Tenochtitlan, ancien nom de Mexico sous domination aztèque.

Le 2 octobre dernier, le président du Mexique Andrés Manuel Lopez Obrador a adressé une lettre au Vatican ainsi qu’à la Couronne et au gouvernement espagnols. Il y réclame que ces trois autorités présentent des excuses aux peuples indigènes pour les « atrocités les plus honteuses » commises lors de la Conquête espagnole en 1521.