« This is America » (J-22) : Donald Trump reprend du poil de la bête, le Covid-19 et du rififi au Sénat

MAISON BLANCHE Devenez incollable sur la présidentielle américaine grâce à « 20 Minutes »

Florence Floux

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Donald Trump le 10 octobre 2020.
Donald Trump le 10 octobre 2020. — MANDEL NGAN / AFP

Demandez le programme ! Avec This is America, son rendez-vous quotidien d’actualité internationale, 20 Minutes vous briefe au mieux pour suivre au jour le jour la  campagne américaine. Ce lundi, nous nous penchons sur la reprise de campagne de Donald Trump, sa santé (épisode 46) et la bataille au Sénat.

Une course folle contre la montre

Il n’a plus le choix. A vingt-deux jours de la présidentielle, devancé dans les sondages par Joe Biden, Donald Trump se jette dans la bataille électorale dès ce lundi. Au menu des jours à venir, une course folle dans trois « swing states » : la Floride, la Pennsylvanie et l’Iowa. Bien décidé à rattraper son retard dans les sondages et sur le terrain – en raison de sa convalescence – le président américain va tenter de convaincre son électorat de base : les hommes blancs non-diplômés. Force est de constater que même chez eux, Donald Trump a perdu des points dans les sondages par rapport à 2016.

Plus particulièrement chez ceux qui ne sont pas partisans, c’est-à-dire qui ne votent pas particulièrement pour l’un ou l’autre des deux grands partis américains. Chez ces électeurs, Joe Biden fait la course en tête (ce qui n’était pas le cas d’Hillary Clinton il y a quatre ans), bien aidé par la gestion catastrophique de l’épidémie de coronavirus par la Maison-Blanche. En gros, étant donné que l’alternative à Donald Trump leur paraît plus acceptable que ne l’était Hillary Clinton, ils pourraient bel et bien se rabattre sur Joe Biden cette fois-ci. Donald Trump peut-il remonter la pente ?

Tu l’as ou tu l’as pas ?

Donald Trump est-il toujours contagieux ? C’est la grande question du week-end. Son médecin, Sean Conley, a indiqué que non à la presse, mais sans résultat de test PCR à l’appui. Une déclaration qui laisse les experts américains du Covid-19, assez sceptiques. Selon eux, on ignore si le président américain était atteint d’une forme sévère ou légère de la maladie, ce qui change normalement le délai de guérison et d’isolement du malade.

Donald Trump a pourtant enfoncé le clou dimanche, en tweetant (Twitter a depuis indiqué que le message en question viole sa politique de filtrage des fake news concernant le coronavirus) qu’il était « immunisé » contre le virus et ne pouvait ainsi « plus le contracter et le propager ». Malgré ses déclarations et celles de Sean Conley, des doutes demeurent sur l’état de santé (et de contagion) réel du chef d’Etat qui repart pourtant en meetings. Un récent clip de campagne diffusé samedi affirme que Donald Trump « se remet du Covid », indiquant de façon pas vraiment implicite qu’avec sa guérison, il « s’est attaqué au virus de front, comme devraient le faire les dirigeants ».

En attendant, le président a assisté dès samedi à un événement ayant lieu à la Maison-Blanche alors que nombre d’invités ne portaient pas de masque… Et la porte-parole de Pennsylvania avenue a annoncé ce lundi qu’aucune mesure sanitaire supplémentaire ne serait prise lors des prochains meetings de campagne du président.

Au Capitole, la fête est plus folle

C’est une dure bataille qui attend la colistière de Joe Biden cette semaine, alors que débutent les auditions de confirmation de la prochaine juge de la Cour suprême Amy Coney Barrett, devant le Sénat. En tant que membre du Comité judiciaire de la chambre, Kamala Harris aura la dure tâche d’attaquer assez la conservatrice nommée par Donald Trump pour contenter les démocrates sans la crucifier complètement pour séduire les républicains indécis ou malheureux.

La dernière fois que la démocrate s’est prêtée à ce jeu face à Brett Kavanaugh (pour la Cour suprême également), sa performance est restée dans les annales. Tout le monde aux Etats-Unis se souvient de ses interrogatoires plutôt musclés.

Du côté républicain, il s’agit là d’une opportunité unique d’arrêter de parler du coronavirus pour réorienter la campagne vers ce qu’ils considèrent comme une réussite : la nomination de trois juges conservateurs à la Cour suprême lors du mandat de Donald Trump. L’audition a commencé ce lundi…