« C'est le bruit des bombes qui m'a rappelé où j'étais »

Vincent Vantighem

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Trois heures et puis s'en va. Eurodéputée (Verts), Hélène Flautre est parvenue à entrer dans la bande de Gaza, dimanche, avec sept autres responsables politiques européens. Depuis le bus qui la ramène au Caire, elle nous a livré, hier matin, ses premières impressions.

G Le sentiment « Dans une guerre, les populations civiles ont le droit de partir. Pas à Gaza. C'est ce sentiment de piège qui subsiste. Et pourtant, les Gazaouis tentent de vivre normalement. Dans une petite rue, j'ai vu des étals de fruits, des jeunes en mobylette, des vieux sur le pas de leurs portes... Si l'on m'avait transportée dans cette rue avec un bandeau sur les yeux, jamais je n'aurais cru que j'étais à Gaza. Les enfants ont le sourire aux lèvres. J'aurais bien voulu tous les ramener dans le bus avec nous. »

G Les bombardements « C'est le bruit des bombes qui m'a rappelé où j'étais. L'Etat d'Israël ne respecte pas le droit international. Deux bombes sont tombées lors de notre visite. Et pourtant, c'était pendant la trêve. J'ai vu un commissariat en ruines. Je suis sûre qu'il a été financé avec des fonds européens. »

G Le message « Demain, nous allons discuter avec les parlementaires. Il est temps que l'Union européenne fasse pression sur Israël. Avec mes collègues eurodéputés, nous sommes unanimes sur ce point. »

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