Polémique sur les explosifs au phosphore

A.M.

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L'armée israélienne, accusée d'avoir utilisé des obus au phosphore dans des zones civiles de la bande de Gaza, a assuré hier que « l'utilisation de [ces] armes s'exerce dans le cadre des frontières légales du droit international ». L'association non gouvernementale Human Rights Watch (HWR) a dénoncé ce week-end l'utilisation de ce type d'explosifs par Tsahal, au motif que « le phosphore blanc peut causer de graves brûlures » et que « le risque de blesser des civils est aggravé par la forte densité de la population à Gaza ». Le quotidien britannique Times dit par ailleurs avoir identifié des obus au phosphore sur des photos montrant des stocks de munitions israéliens. Bien qu'autorisée par les traités internationaux, l'utilisation du phosphore blanc est interdite contre des populations civiles par la convention de 1980 sur les armes conventionnelles. Alors que la polémique enfle, la France s'est associée à HRW pour appeler Israël à cesser l'usage de ce type d'armes.

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