surenchère militaire à gaza

Armelle Le Goff

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Escalade. Alors que la population civile palestinienne semble la première victime de l'offensive menée sur Gaza depuis le 27 décembre par l'armée israélienne - les services d'urgence palestiniens ont porté hier, selon l'AFP, leur bilan à 917 morts et plus de 4 000 blessés - les deux camps se sont affrontés hier dans une joute verbale qui laissait peu d'espoir quant à un éventuel cessez-le-feu. Ainsi, le gouvernement du Hamas s'est essayé à un autosatisfecit pas franchement à propos, affirmant que la « victoire » était « plus proche que jamais » face à Tsahal. Tandis que, de son côté, Israël, qui a commencé à mobiliser ses réservistes, a promis de frapper « d'une main de fer » aussi longtemps que les tirs de roquettes palestiniennes se poursuivront. Jusqu'où le conflit pourrait-il aller ? Le point sur la situation.

G L'hypothèse de la troisième phase En commençant à envoyer dimanche des réservistes en renfort, l'Etat hébreu laisse planer l'idée d'une « troisième phase », qui impliquerait des assauts au coeur des villes. Mais, selon les médias israéliens, le gouvernement hésiterait encore à donner son feu vert alors que les appels au cessez-le-feu se multiplient de toutes parts.

G La communauté internationale Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a voté hier un texte demandant « l'arrêt immédiat » de l'opération israélienne. Comme la résolution adoptée jeudi par le Conseil de sécurité, il devrait rester lettre morte. De son côté, l'Egypte s'inscrit comme la plaque tournante des négociations diplomatiques. Hier, l'émissaire du Quartet pour le Proche-Orient, Tony Blair, était au Caire où il a déclaré : « les éléments d'un cessez-le-feu sont là ». Sauf que sur le terrain, il semble encore loin. ■