« This is America » (J-28) : Donald Trump à bout de souffle, Joe Biden l'équilibriste et qui a fait le coup à la Maison Blanche ?

MAISON BLANCHE Devenez incollable sur la présidentielle américaine grâce à « 20 Minutes »

Florence Floux

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Donald Trump de retour à la Maison Blanche, à sa sortie de l'hôpital, le 5 octobre 2020.
Donald Trump de retour à la Maison Blanche, à sa sortie de l'hôpital, le 5 octobre 2020. — NICHOLAS KAMM / AFP

Demandez le programme ! Avec This is America, son rendez-vous quotidien d’actualité internationale, 20 Minutes vous briefe au mieux pour suivre au jour le jour la  campagne américaine. Ce mardi, nous nous penchons à nouveau sur la santé du locataire de la Maison-Blanche et sur les attaques de Joe Biden envers son rival.

Take my breath away

Après la sortie très médiatisée de l’hôpital de Donald Trump ce lundi, désormais, tout le monde se pose une question : a-t-il du mal à respirer ? Au centre de la polémique : des images du président américain arrivant à la Maison-Blanche, montant un escalier, enlevant son masque… en mettant plusieurs secondes à reprendre son souffle.

Les questions concernant le bon fonctionnement des poumons de Donald Trump se sont multipliées depuis ce week-end et les interventions de Sean Conley, son médecin. De nombreux observateurs se sont émus que celui-ci ne réponde pas aux interrogations des journalistes concernant la santé du président et reste évasif notamment sur ce point. « La radio des poumons n’a rien révélé d’inattendu », a-t-il ainsi indiqué, sans plus de précisions.

Une phrase un peu sibylline puisque l’on sait que le Covid-19 endommage les poumons. Les images de ce lundi relancent donc les questions sur une éventuelle pneumonie (liée au Covid) du président, étant donné que le médecin avait déjà précisé que Donald Trump avait dû être placé sous oxygène à deux reprises. Son équipe médicale a d’ailleurs rappelé qu’il n’est encore pas sorti d’affaire.

Mais comment s’y prendreee, quand on est Joe ?

Pas facile de mener campagne face à un rival affaibli par la maladie. L’équipe de Joe Biden est confrontée à un défi de taille : attaquer le républicain et paraître insensible (et lâche) ou bien retenir ses coups et ne pas profiter de la communication catastrophique de Donald Trump sur le coronavirus (et passer ainsi pour une chiffe molle).

Ce mardi, le démocrate poursuit sa campagne en se rendant dans un lieu hautement symbolique de l’histoire américaine : Gettysburg, en Pennsylvanie, théâtre de la bataille la plus sanglante de la Guerre civile et victoire décisive du conflit qui opposait le Sud esclavagiste au Nord unioniste. Va-t-il poursuivre la stratégie mise en place lundi à Miami, à savoir un numéro d’équilibriste visant à se mettre en scène comme l’exact opposé de Donald Trump mais sans l’attaquer, comme l’illustre l’un de ses derniers tweets ?

L’Etat de Pennsylvanie, qui fait partie des « swing states », s’est avéré décisif (et décevant pour les démocrates) dans la dernière présidentielle, en tranchant avec son histoire et en votant majoritairement pour Donald Trump. « Sleepy Joe », comme le surnomme Donald Trump, va-t-il réveiller les électeurs démocrates endormis de Pennsylvanie ?

Le colonel moutarde avec le chandelier

Cela aurait pu être intéressant, mais la Maison-Blanche a finalement décidé de ne pas vraiment tracer les cas de Covid et cas contact afin de découvrir qui est le « super propagateur » qui est parvenu à contaminer au moins huit personnes, dont Donald Trump probablement lors de la nomination d'Amy Coney Barrett à la Cour suprême, selon le New York Times.

Ce qui pourrait s’avérer assez dommageable pour le pouvoir américain, puisque cette personne (et celles qu’elle a contaminées), qui évolue apparemment dans les hautes sphères républicaines, va pouvoir continuer d’amputer le Sénat (entre autres) de certains de ses membres conservateurs, alors même que leur présence est nécessaire pour confirmer la nomination de la nouvelle juge de la Cour suprême. Lorsque l’on sait que Donald Trump a tout fait pour qu'elle soit nommée avant la présidentielle… Too bad.