Extradition de Julian Assange : La justice britannique rendra sa décision le 4 janvier

WIKILEAKS Les Etats-Unis veulent juger l’Australien pour la diffusion de centaines de milliers de documents confidentiels

20 Minutes avec AFP

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Des supporters de Julian Assange devant la cour de justice britannique, le 24 février 2020.
Des supporters de Julian Assange devant la cour de justice britannique, le 24 février 2020. — DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP

La justice britannique a fixé jeudi au 4 janvier sa décision sur la demande d’extradition de Julian Assange, réclamé par les Etats-Unis qui veulent le juger pour la diffusion de centaines de milliers de documents confidentiels.

En attendant cette décision, attendue donc après la présidentielle américaine du 3 novembre, le fondateur de WikiLeaks restera emprisonné, a précisé la juge Vanessa Baraitser à l’issue de près de quatre semaines d’audiences à la cour criminelle de l’Old Bailey, à Londres.

La justice américaine veut juger l’Australien de 49 ans notamment pour espionnage. Il risque 175 ans de prison pour avoir diffusé, à partir de 2010, plus de 700.000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan.

Une procédure « politique », selon les avocats de Julian Assange

Les Etats-Unis reprochent au fondateur de WikiLeaks d’avoir mis en danger des sources des services américains, ce qu’il conteste. Parmi les documents publiés figurait une vidéo montrant des civils tués par les tirs d’un hélicoptère de combat américain en Irak en juillet 2007, dont deux journalistes de l’agence Reuters.

Les avocats de Julian Assange dénoncent quant à eux une procédure « politique » basée sur des « mensonges ». Or, selon eux, l’accord américano-britannique interdit selon elle « expressément » les extraditions pour les « infractions politiques ».

Il revient à la justice britannique de déterminer si la demande américaine d’extradition​ qui lui est soumise respecte un certain nombre de critères légaux, et notamment si elle n’est pas disproportionnée ou incompatible avec les droits humains.