Les combats continuent à Gaza malgré la résolution de l'ONU

PROCHE-ORIENT Les deux camps ont rejeté l'appel des Nations unies...

J.M.

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Un jeune garçon défile en exhibant un faux lance-roquette lors d'une manifestation pour protester contre l'offensive israélienne à Gaza, Koweit City, le 9 janvier 2009.
Un jeune garçon défile en exhibant un faux lance-roquette lors d'une manifestation pour protester contre l'offensive israélienne à Gaza, Koweit City, le 9 janvier 2009. — S. MCGEHEE / REUTERS

A l'aube du quatorzième jour de conflit dans la bande de Gaza, l'ONU brandissait fièrement sa résolution en vue d'un cessez-le-feu, adoptée dans la nuit. Quatorze voix pour, aucune contre, et l'abstention des Etats-Unis. Mais les deux seules voix qui comptent se sont prononcées contre, et les combats ont continué.

D'emblée, le Hamas a annoncé qu'il n'était pas concerné par le texte de l'ONU. De son côté, si le cabinet de sécurité israélien devait étudier le texte, Tzipi Livni a prévenu: «Israël agira en fonction de ces intérêts, pour la sécurité de ces citoyens, appliquant son droit de self defense.» Quelques heures plus tard, les deux camps officialisent leur rejet de la résolution.

Second «jour de colère»

Sur le terrain, donc, le conflit se poursuit. Pire, la trêve «humanitaire» de trois heures observée ces derniers jours n'a pas été respectée. Et après l'agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés palestiniens (Unrwa), c'est au tour de la Croix-Rouge de suspendre ses activités à Gaza-ville après avoir essuyé des tirs. Temporairement, contrairement à l'Urnwa qui a décidé d'attendre des garanties d'Israël avant de reprendre son action.

L'agence affirme pourtant que la situation humanitaire empire «d'heure en heure». Côté palestinien, on déplore au moins 785 morts et 3,200 blessés. Dans l'autre camp, le bilan est de 13 morts pour 154 blessés. A l'appel du Hamas, des dizaines milliers de personnes ont manifesté en ce second «jour de colère» dans de nombreuses villes arabes. A Amman, Koweït, Bagdad, Alger ou Alexandrie, le monde arabe a crié son soutien au peuple palestinien tandis que des heurts éclataient à Ramallah, entre sympathisants du Fatah et du Hamas.

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L'ONU accuse
Citant des témoins, les Nations unies ont affirmé que l'armée israélienne a tué, dans un bombardement le 4 janvier, 30 civils qui faisaient partie d'un groupe de 110 Palestiniens qu'elle avait rassemblés dans une maison de Gaza. «Selon plusieurs témoignages, le 4 janvier, des soldats ont évacué environ 110 Palestiniens dans une seule maison à Zeitoun (dont la moitié était des enfants) en leur ordonnant de rester à l'intérieur», a affirmé un communiqué de l'Office de l'ONU pour la coordination humanitaire (OCHA). «Vingt-quatre heures plus tard, les forces israéliennes ont bombardé à plusieurs reprises cette maison, tuant environ 30.»