Amazon accusé de dissimuler l’augmentation du nombre d’accidents du travail dans ses entrepôts américains

SECURITE Amazon se défend en avançant une mauvaise interprétation des chiffres

20 Minutes avec agences
FILE - In this Feb. 14, 2019 file photo, people stand in the lobby for Amazon offices in New York.  The United States for the first time added five of Amazon’s overseas operations to its list of “notorious markets’’ where pirated goods are sold.   Trade Representative on Wednesday, April 29, 2020 added the Amazon domains in Canada, France, Germany, India and the United Kingdom to its annual blacklist.  (AP Photo/Mark Lennihan, File)/NYBZ307/20120619914299/FEB. 14, 2019 FILE PHOTO/2004291918
FILE - In this Feb. 14, 2019 file photo, people stand in the lobby for Amazon offices in New York. The United States for the first time added five of Amazon’s overseas operations to its list of “notorious markets’’ where pirated goods are sold. Trade Representative on Wednesday, April 29, 2020 added the Amazon domains in Canada, France, Germany, India and the United Kingdom to its annual blacklist. (AP Photo/Mark Lennihan, File)/NYBZ307/20120619914299/FEB. 14, 2019 FILE PHOTO/2004291918 — Mark Lennihan/AP/SIPA

Une ONG a publié ce mardi un rapport accusant Amazon d’avoir dissimulé l’ampleur des accidents du travail dans ses entrepôts américains. Le géant du commerce en ligne a répondu que l’organisation n’avait pas interprété correctement les chiffres auxquels elle a eu accès.

« En 2019, les entrepôts d’Amazon ont comptabilisé 14.000 blessures graves, celles qui nécessitent des jours de repos ou des aménagements au travail, déclare un article de Reveal, du Center for Investigative Reporting, qui dit avoir consulté des rapports internes issus de 150 entrepôts du groupe. Le taux moyen de 7,7 blessures graves pour 100 employés était 33 % plus élevé que celui de 2016, et près du double du standard de l’industrie ».


Régulièrement accusé

Amazon a réfuté les méthodes de calcul de l’ONG : « Le reporter réalise une interprétation erronée des données, a réagi un porte-parole. En réalité, il n’existe pas de "taux des incidents graves" sanctionné par l’industrie ou les autorités fédérales ». Le groupe conteste surtout l’utilisation du décompte des jours de repos comme mesure de la gravité des incidents.

« Notre "taux des jours de repos ou aménagés ou transférés" montre en réalité notre soutien à nos employés, puisqu’il s’agit de les encourager à ne pas travailler jusqu’à ce qu’ils aillent mieux, quel que soit le type de blessure, par exemple une petite foulure ou une entorse », indique le porte-parole. La pandémie a rendu Amazon encore plus central dans la vie quotidienne et dans l’économie, avec l’explosion de la demande pour les livraisons de produits de la vie courante à domicile. La société dit avoir créé plus de 175.000 emplois depuis le mois de mars.

Elle est régulièrement accusée par des ONG de ne pas suffisamment protéger la santé et la sécurité de ses employés, malgré des investissements conséquents, notamment pour mécaniser et automatiser de nombreuses tâches dans ses entrepôts. Rien qu’en 2020, Amazon dit avoir consacré plus d’un milliard de dollars en mesure de prévention (technologies, masques, gants, désinfection, etc.).