Brexit : Pour la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, « un accord est possible »

NEGOCIATIONS Les Européens ont demandé aux Britanniques de retirer, au plus tard mercredi, un projet de loi remettant en cause certains engagements pris par le Royaume-Uni

20 Minutes avec AFP

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Ursula Von Der Leyen, à Bruxelles le 22 septembre 2020.
Ursula Von Der Leyen, à Bruxelles le 22 septembre 2020. — ISOPIX/SIPA

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, veut y croire. Selon elle, un accord entre l’Union européenne et le Royaume-Uni sur le Brexit reste « possible » malgré leurs positions très éloignées au début d’une semaine de négociations décisives.

« Un appel à la responsabilité »

« Nous voulons un accord », a-t-elle affirmé lundi à Lisbonne, à l’issue d’un entretien avec le Premier ministre portugais Antonio Costa. « Je lance un appel à la responsabilité (…) car nos économies, des deux côtés de la Manche, sont sévèrement touchées par la pandémie et nous devons tout faire pour parvenir à un accord raisonnable », a souligné Ursula von der Leyen.

Les Britanniques ont réitéré lundi leur volonté de modifier les termes de l’accord de divorce avec l’UE, au risque de peser sur une semaine de négociations avec les Européens à Bruxelles. « La position du Royaume-Uni est très éloignée de ce que l’UE peut accepter », a pour sa part déclaré le vice-président de la Commission européenne Maros Sefcovic, à l’issue d’une réunion avec le ministre d’Etat britannique Michael Gove dans la capitale belge. « Nous avons tous deux été clairs sur le fait que nous étions encore à une certaine distance l’un de l’autre. Mais nous avons également tous deux été clairs sur le fait que nous voulions combler ce fossé », lui a répondu Michael Gove, via la télévision britannique.

L’UE furieuse du revirement britannique

Au cœur de leurs échanges, le très controversé projet de loi en cours d’examen au Parlement britannique, qui remet en cause certains engagements pris par le Royaume-Uni dans l’accord encadrant son départ de l’UE le 31 janvier dernier. Le texte revient sur certaines dispositions pour la province britannique d’Irlande du Nord, prévues afin d’éviter le retour d’une frontière avec la République d’Irlande, un garde-fou jugé essentiel au maintien de la paix sur l’île. Furieux de ce revirement, qui enfreindrait de l’aveu même du gouvernement britannique le droit international, les Européens ont donné à Londres jusqu’à la fin du mois, c’est-à-dire mercredi, pour retirer leur projet, sous peine d’un recours en justice.