Explosion à Beyrouth : Selon l’ONG ICR, plus d’un quart des enfants pourrait être privé d’école

EDUCATION D’après International Rescue Committee, « plus de 85.000 élèves étaient inscrits dans les écoles endommagées et il faudra jusqu’à un an pour reconstruire les bâtiments les plus détruits »

20 Minutes avec AFP

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Des soldats français chargés d'enlever les débris dans une école soufflée par l'explosion au port de Beyrouth, le 20 août 2020.
Des soldats français chargés d'enlever les débris dans une école soufflée par l'explosion au port de Beyrouth, le 20 août 2020. — Hussein Malla/AP/SIPA

La gigantesque explosion au port de Beyrouth le 4 août a causé la mort de plus de 190 personnes. En dévastant des quartiers entiers, la catastrophe a aussi des conséquences dramatiques sur le système éducatif de la capitale. Un quart des enfants pourrait y être privé d’école, a averti lundi l’ONG International Rescue Committee (IRC).

Quelque 163 établissements scolaires concernés

« Avec 163 écoles endommagées lors de l’explosion à Beyrouth, au moins un enfant sur quatre dans la ville risque désormais d’être privé d’école », estime l’IRC. Surtout, « plus de 85.000 élèves étaient inscrits dans les écoles endommagées et il faudra jusqu’à un an pour reconstruire les bâtiments les plus détruits », ajoute l’ONG. Selon l’armée libanaise, plus de 85.000 locaux ont été endommagés, y compris des maisons, des hôpitaux et des écoles.

« De manière générale, nous nous attendons à voir beaucoup moins d’enfants inscrits dans les écoles et à avoir un haut taux de décrochage scolaire au fur et à mesure de l’année », a ajouté le directeur de l’IRC au Liban, Mohammad Nasser. L’ONG explique ce potentiel décrochage par une possible lenteur de la reconstruction, des parents inquiets des coûts supplémentaires et de la sécurité de leurs enfants lors de leur trajet pour se rendre dans un nouvel établissement, ou encore des enfants contraints de travailler pour aider leur famille.

L’IRC base ses estimations sur la scolarisation en prenant seulement en compte les conséquences de l’explosion sur l’éducation des enfants, écartant celles liées à la pandémie de Covid-19. Mais les écoles libanaises n’ont pas encore rouvert en raison d’une importante hausse des cas de coronavirus dans le pays ces dernières semaines, et la rentrée a été repoussée à la mi-octobre.