Les ONG dénoncent l'extrême urgence humanitaire

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La crise humanitaire dans la bande de Gaza, où vivent 1,5 million de Palestiniens, empire « d'heure en heure », a déploré hier l'Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), citée par l'AFP. L'agence onusienne a aussi annoncé qu'elle suspendait toutes ses activités car des obus de l'armée israélienne ont touché un de ses convois, faisant un mort.

A l'unisson des acteurs humanitaires, l'Unrwa a encore insisté sur la nécessité d'un cessez-le-feu permanent pour permettre les opérations d'assistance aux victimes en toute sécurité. « Nous devons distribuer de la nourriture à 750 000 réfugiés à Gaza, et nous ne pouvons pas le faire en trois heures », affirme Elena Mancusi Materi, représentante de l'Unrwa à Genève. « Les gens nous disent déjà qu'ils ont faim et cette insécurité alimentaire s'accroît », a prévenu l'agence, qui a rappelé que certains endroits restaient coupés de toute aide.

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le système médical palestinien est « au bord de l'effondrement », du fait d'hôpitaux surchargés, de personnels médicaux épuisés d'avoir travaillé 24 heures/ 24 pendant presque deux semaines, ou encore du fait de l'acheminement de matériel médical et de médicaments rendu très difficile. Les hôpitaux fonctionnent grâce à des générateurs de secours menaçant de s'arrêter faute de carburant, a en outre expliqué l'OMS. ■