Les trois roquettes gênantes pour le Liban

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Hier matin peu avant 8 h, trois roquettes ont atteint Israël... depuis le Sud-Liban. Cela faisait deux ans et demi, depuis la fin de la guerre de juillet 2006, que cela n'était pas arrivé. En pleine crise à Gaza, ces roquettes font craindre l'ouverture d'un nouveau front.

Au Liban, ces trois Katyoucha empoisonnent tout le monde : le gouvernement libanais, mais aussi le Hezbollah et la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban). Pour cette dernière, déployée le long de la frontière septentrionale, la situation est embarrassante car les roquettes ont été lancées depuis une position située à seulement 7 km à l'est de son quartier général. « Nous ne savons pas qui les a tirées, reconnaît Yasmina Bouziane, sa porte-parole. Une enquête a été ouverte, en collaboration avec l'armée libanaise. Les deux forces militaires ont déployé ce matin des unités supplémentaires dans toute la région, afin de prévenir des opérations similaires dans les jours qui viennent. Cette attaque intervient exactement deux semaines après la découverte d'une batterie de Katyoucha pointées sur le nord d'Israël dans le même périmètre. Le commandant en chef des casques bleus, le général Graziano, a affirmé que le Liban et Israël s'étaient engagés hier à faire respecter la résolution 1701. Mais côté libanais, le gouvernement comme l'armée n'en ont pas forcément les moyens. Comme il y a deux semaines, le Hezbollah a rejeté toute responsabilité. Les regards se sont donc tournés vers les mouvements palestiniens, très présents dans trois camps de réfugiés situés près de Tyr, à moins de 20 km. ■De notre correspondant au Liban, David Hury

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