Attentats en Catalogne : Le procès débutera le 10 novembre

JUSTICE Le double attentat djihadiste à Barcelone et Cambrils (Espagne) en août 2017 avait fait 16 morts

20 Minutes avec AFP

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Le 20 août 2017, devant la Sagrada Familia à Barcelone, avant la cérémonie en mémoire aux victimes des attentats en Catalogne.
Le 20 août 2017, devant la Sagrada Familia à Barcelone, avant la cérémonie en mémoire aux victimes des attentats en Catalogne. — PASCAL GUYOT / AFP

Trois ans après le double attentat djihadiste ayant fait 16 morts, à Barcelone et Cambrils ( Espagne) en août 2017, le procès des complices des auteurs s’ouvrira le 10 novembre devant le haut tribunal de l’Audience nationale près de Madrid, a annoncé une source judiciaire, ce mercredi.

Revendiquée par le groupe État islamique, cette double attaque avait également fait 140 blessés les 17 et 18 août 2017.

Les six djihadistes tués par la police après leurs attaques

La célèbre avenue des Ramblas de Barcelone (nord-est) avait d’abord été la cible d’une attaque à la voiture-bélier, provoquant la mort de 14 personnes. L’assaillant de 22 ans s’était ensuite enfui dans une voiture après avoir tué le conducteur. Quelques heures plus tard, cinq complices l’avaient imité, fauchant des passants dans la station balnéaire catalane de Cambrils avant de les attaquer au couteau et de poignarder à mort une femme.

Les six djihadistes avaient été tués par la police après leurs attaques. Le parquet a réclamé des peines de huit à 41 ans de prison pour les trois accusés. La plus lourde peine a été requise contre Mohamed Houli Chemlal. Accusé notamment d’appartenance à une organisation terroriste et de possession d’explosifs, il avait survécu à l’explosion de la maison où la cellule djihadiste fabriquait des explosifs. Trente-six ans ont été par ailleurs requis contre Driss Oukabir, qui avait loué à son nom le van utilisé pour l’attentat sur les Ramblas de Barcelone.

Les stades du FC Barcelone ou du Real Madrid et la Tour Eiffel visés

Une peine de huit ans pour collaboration avec une organisation terroriste a enfin été requise contre Said Ben Iazza, qui avait prêté une fourgonnette à la cellule. Selon la justice, Abdelbaki Es Satty, un Marocain de 44 ans devenu imam dans la petite ville de Ripoll en Catalogne, avait endoctriné ces jeunes hommes marocains ou d’origine marocaine, qui avaient pour objectif de perpétrer « plusieurs attentats de grande envergure » à l’explosif.

La basilique de la Sagrada Familia, les stades du FC Barcelone ou du Real Madrid ou la Tour Eiffel à Paris ont été cités parmi les cibles possibles. Mais l’explosion accidentelle de leur repaire, dans laquelle l’imam Es Satty est mort, avait poussé la cellule à improviser cette double attaque.